Electronique

03/04/2007 : Endesa, DaimlerChrysler, Aeroflot, Emi, Apple, Telecom Italia...

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Endesa démantelé ! Tensions sociales chez DaimlerChrysler Aeroflot se met en chasse Musique : Emi et Apple font sauter les verrous Telecom Italia sous menace américaine

Endesa démantelé !
C'était sans doute la solution la plus redoutée. Au terme de plus d'un an et demi de bataille, d'offres et de surenchères sur l'énergéticien espagnol, c'est finalement l'italien Enel qui va emporter le morceau. Ce dernier a conclu hier un accord surprise avec son concurrent allemand E.ON. Enel associé au groupe de BTP espagnol Acciona va pouvoir lancer son offre de 43 milliards d'euros, alors que l'énergéticien d'outre-Rhin renonce à la sienne. Mais, en contrepartie ce dernier va obtenir 10 milliards d'actifs de l'espagnol et de l'italien, notamment en Espagne, en Italie et en France, relèvent tous vos quotidiens. Viesgo, le cinquième opérateur électrique espagnol va tomber dans son escarcelle et il deviendra le quatrième électricien en Espagne, avec plus de 10% du marché. E.ON devrait également acquérir les actifs d'Endesa en Italie, ce qui évitera à Enel des problèmes avec les autorités de la concurrence. Il va aussi pouvoir mettre la main sur la Snet en France et sur quelques actifs en Pologne et en Turquie. Les grands perdants sont sans doute la direction actuelle de l'espagnol, qui avait soutenu E.ON et le gouvernement ibérique qui avait pris plusieurs mesures pour protéger son champion, alors que celui-ci va finalement être en partie dépecé.

Tensions sociales chez DaimlerChrysler
La publication des résultats du 1er trimestre du groupe, initialement prévue le 26 avril, a été repoussée au 15 mai, rappelle le Wall Street Journal. En cause, selon le quotidien financier, un conflit avec le syndicat concernant le nombre d'heures supplémentaires que peuvent effectuer les comptables. Un mois plus tôt, les représentants syndicaux au conseil d'administration avaient presque réussi à remettre en cause un programme de construction de voiture à bas coûts en Chine en partenariat avec Chery. Ils se sont également prononcés contre la vente de Chrysler à des fonds d'investissement. Un niveau de conflictualité inhabituel dans ce pays, note le WSJ. Depuis sa prise de pouvoir en janvier 2006, le nouveau directeur général, Dieter Zetsche, a cherché à restructurer l'entreprise et à minorer l'influence des syndicats. Le conflit sur l'élaboration des bilans a dû être résolu avec l'aide d'un médiateur. Conflit exacerbé par la volonté de l'entreprise de délocaliser certaines tâches en Tchéquie. Interrogé par le quotidien, un expert en relations sociales rappelle qu'il est très dangereux pour un manager allemand d'affronter des syndicats dont le vote est souvent nécessaire pour faire passer des décisions en conseil d'administration. « En cas de conflit ouvert, sa carrière devient fragile », souligne-t-il.

Aeroflot se met en chasse
Pour entrer dans la chasse à la compagnie aérienne Alitalia, le russe Aeroflot a trouvé le concours de la plus importante banque italienne en termes de capitalisation, UiCredit, annonce le Financial Times. Le gouvernement italien, qui détient 49,9% d'Alitalia, a promis d'en vendre au moins 39,9%. Les autres postulants sont une alliance de deux firmes américaine de capital-investissent et un pôle contrôlé par Carlo Toto, directeur d'Air One, la deuxième compagnie aérienne italienne. Les firmes américaines devraient s'associer à Mediobanca. Un quatrième prétendant potentiel, lié à Carlo de Benedetti, s'est retiré de la course, alors qu'Air France-KLM affirme ne pas être intéressé. Si Aeroflot venait à l'emporter, ce serait l'une des plus importantes opérations depuis la reprise en main de l'industrie russe par Vladimir Poutine, estime le quotidien saumon. La Russie avait déjà signalé son intérêt l'an dernier en reprenant 5% de l'avionneur EADS. Le gouvernement italien, qui pourrait conserver 10% de la firme a fait part de sa volonté que le nouveau propriétaire conserve l'« identité nationale » d'Alitalia.

Musique : Emi et Apple font sauter les verrous
Autre manchette de vos quotidiens : l'accord entre Emi et Apple. La major du disque britannique Emi a annoncé hier mettre à disposition son catalogue de chansons numériques sans le dispositif de protection très décrié, le DRM. Une petite révolution dans l'industrie de la musique à l'ère digitale. Pour les Echos, c'est un « pas significatif » qu'EMI vient de franchir. Le journal note que « le choix d'Apple comme "partenaire" de cette annonce est tout sauf anodin » (en février dernier Steve Jobs, cofondateur de la pomme, s'était déclaré contre les DRM). « Reste à savoir quelle sera la position des autres majors », tempère les Echos. Pour Libération, « Universal et Warner toujours réticentes, apparaissent de plus en plus isolés. Moins catégorique, Sony BMG réfléchit depuis plusieurs mois ».

Telecom Italia sous menace américaine
L'ensemble de la presse économique le rapporte : le groupe Pirelli est en négociations exclusives jusqu'à la fin de ce mois pour céder au géant nord-américain ATT et à l'opérateur mexicain American Movil les deux tiers du holding Olimpia, principal actionnaire de Telecom Italia avec 18% du capital. « Pour Pirelli, note les Echos, l'offre est alléchante car elle évalue les actions de Telecoms Italia à 2,82 euros, mois la dette [...] soit une offre de 2,7 milliards d'euros ». Mais, « c'est un véritable coup de tonnerre dans les milieux d'affaires  et politiques italiens », relève la Tribune. « Une bonne part des responsables de gauche, y compris des ministres, mais aussi une partie de la droite, mettent en garde contre la vente de l'opérateur historique de télécommunications », note les Echos. Mais le gouvernement de M. Prodi n'entend pas commenter justifiant que les décisions du conseil d'administration sont « sacrées ».  Ce même conseil d'administration a précisé que la banque Mediobanca et Generali, qui font partie du pacte d'actionnaires, se voient reconnaitre un droit de préemption dans les 15 jours de la vente. Reste qu'ils devront payer plus que les 2,82 euros d'ATT... Bref, « les banques locales vont devoir rester sous pression si elles veulent trouver une solution italo-italienne », conclut le Financial Times.

A demain !
D.K., D.R., B.B.

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