mercredi 3 décembre 2008

L’habitat durable en Algérie

Le prototype, conçu et réalisé par le Centre national d’études et de recherches intégrées du bâtiment (Cnerib) en collaboration avec le CDER (Centre de développement des énergies renouvelables) a été sélectionné dans le cadre d’un concours lancé par le programme MED-ENEC (Mediterranean Energy Efficiency in Construction Structure) en 2006. Le projet sera réceptionné dans moins d’un mois.par dz.com qui n’est pas considéré comme étant un nom de domaine algérien.
La surconsommation de l’énergie fossile accentuant les émissions atmosphériques de gaz à effet de serre (GES) mais également le fait que le bâtiment soit le premier poste de consommation de l’énergie – 40% du bilan énergétique annuel est consommé par ce secteur. Cette consommation, qui a triplé durant les trois dernières décennies dans le bassin méditerranéen et il est prévu sa multiplication par le même facteur d’ici l’an 2025, a impulsé chez les chercheurs, algériens cette fois, l’idée de repenser la maison de demain. Le deal étant de concrétiser via matériaux et équipements “durables” l’efficacité énergétique dans le secteur de la construction. Cette première expérience concerne dans un premier temps la maison rurale qui se verra conférer un nouveau concept, celui de l’habitat durable intégrant l’architecture bioclimatique dans sa conception.
Il faut dire qu’à l’heure où les sociétés modernes en sont à réaliser des “éco-quartiers”, déjà très présents en Europe du Nord (Comme BedZed : Beddington Zero Energy “fossil” Development, nom futuriste donné au quartier défavorisé situé au sud de Londres) et des villes vertes et ont développé, comme c’est le cas en Allemagne, le concept insolite “Bepos” (bâtiment à énergie positive), l’Algérie est loin derrière et accuse un retard certain dans le domaine du développement durable. C’est dire le peu d’intérêt encore accordé par les pouvoirs publics aux avancées technologiques dans le secteur de la construction notamment. Néanmoins, la maison témoin conçue par le Cnerib et retenue par le programme de l’Union européenne qui en assure le financement, répond à trois principaux critères qui sont le potentiel pour la dissémination, le concept d’énergie et l’avantage environnemental.
Le premier critère est intéressant à plus d’un titre vu que le programme du million de logements lancé par le président de la République en 2000 prévoyait la réalisation d’au moins 450 000 logements ruraux, en partie subventionnés par l’?tat, le double objectif étant de freiner l’exode en “fixant” les populations rurales. En substance, les principales contraintes techniques imposées aux architectes bioclimatiques et aux techniciens ont essentiellement porté sur la mise en œuvre des mesures relatives à l’efficacité énergétique dans le bâtiment à travers l’application de la réglementation thermique, l’utilisation des énergies renouvelables et le développement de nouveaux matériaux et systèmes constructifs à haute qualité énergétique (HQE). L’augmentation fulgurante de l’activité de construction en Algérie (immeubles d’habitation, grands équipements...) n’est pas un moindre détail car “le secteur du bâtiment, comme le souligne M. Afra, premier responsable du Cnerib, est à juste titre celui où l’on peut économiser le plus d’énergie”.
Des impératifs tant technologiques qu’environnementaux
Pour rappel, en 2000, il y a donc de cela huit ans, le décret 2000/90 du 24.04.2000 portant réglementation thermique des bâtiments neufs était censé être appliqué immédiatement pour les bâtiments publics, contre 5 ans pour la construction individuelle. Rien n’en fût ! Alors que déjà bien plus tôt, soit en 1997 et 1999 – ce qui aurait dû faire avancer les choses – le Cnerib avait élaboré deux DTR (documents techniques réglementaires) y afférents. Il y est question d’atteindre l’efficacité énergétique via la maintenance du niveau de confort situé d’après l’OMS (Organisation mondiale de la santé) entre 18°C et 25°C . “Ce qui se résume, en des termes plus simples, à la recherche de la sobriété contre le gaspillage”, souligne M. Afra.
“Comment faire pour gérer les apports et les déperditions calorifiques tout en privilégiant le confort ?” et “quelles doivent être les caractéristiques mécaniques et chimiques du matériau de construction ?” ont, en outre, constitué la problématique de base du projet. En effet, la maison durable se devait de répondre à des impératifs tant technologiques qu’environnementaux par l’application des mesures passives, d’une part, et des mesures actives, d’autre part. Pour ce qui est des premières, il s’agit de l’orientation (le sud est privilégié pour limiter au maximum la facture énergétique), l’ombrage naturel (par les plantations), la ventilation naturelle, l’isolation de l’enveloppe, le double vitrage (qui divise par deux à trois, le flux de chaleur), l’éclairage naturel et les lampes à basse consommation (elles réduisent de 5 fois la consommation en énergie) et l’isolation optimale de l’enveloppe et de la toiture.
La brique de terre, la pierre, le gypse... des matériaux à valoriser
Pour ce qui est des matériaux, si celui en vogue dans les pays européens est le bois, pour ses qualités d’isolant thermique, en Algérie, ce sont les matériaux locaux tels que la brique de terre ou béton de terre stabilisé (BTS) et la pierre – les deux ne nécessitent pas d’énergie lors de leur extraction et fabrication puisque le plus souvent extraites de l’assiette en question – mais également le plâtre et le gypse qui sont privilégiés dans les pays de la rive sud. Le responsable du Cnerib estime que ces matériaux sont à valoriser et à développer davantage. La brique de terre, matériau de base de la maison durable, doit être utilisée dans un système constructif à base de maçonnerie porteuse chaînée – qui consomme moins d’eau, moins de sable et moins de rond à béton – par rapport à sa ductilité. “Ce système peut aller jusqu’au R+2 en zone III (zone sismique) avec une performance parasismique certaine – les poteaux ont une section de 15x15 contre 35x35 pour le système poteau poutre classique. Le chaînage n’est, par ailleurs, pas indispensable pour les régions du Sud !” précise notre interlocuteur. Les mesures actives concernent, en outre, le recours aux panneaux solaires (utilisation de l’énergie solaire) pour l’eau chaude sanitaire. Un serpentin est encastré dans le plancher de la maison pour la chauffer en hiver. Toutefois, le système s’inverse pour la rafraîchir en été. Intégrées dans le bâtiment, ces mesures permettent de réduire jusqu’à 50% la consommation énergétique, de préserver l’énergie fossile et d’atténuer les émissions de CO2. Quand on sait que celui-ci est aujourd’hui coté en Bourse ! Et si la maison durable requiert près de 10% d’investissement supplémentaire, il faut savoir que la facture énergétique est amortie sur les 10 ans à venir. La maison verte s’harmonise parfaitement avec son environnement. C’est ce que l’on devra conclure à la livraison en décembre prochain de la première habitation écologique algérienne. Gageons qu’elle intéressera plus d’un.

MALPESA Le briquetier Malpesa est aujourd'hui une entreprise leader en Espagne dans la fabrication de briques de parement et de pavés en terre cuite.

Le briquetier Malpesa est aujourd'hui une entreprise leader en Espagne dans la fabrication de briques de parement et de pavés en terre cuite.
Son catalogue met en lumière toute la diversité des briques et pavés en terre cuite que se soient des briques extrudés ou pressées avec des finitions émaillées ou flammées.
Malpesa produit dans ses 4 usines de technologies très avancée de Bailen (Jaén) plus de 400.000T. de briques par an selon les plus hauts standards de qualité.

mardi 2 décembre 2008

Tunisie : Gafsa; une nouvelle destination des investissements locaux et internationaux

Le Groupe Poulina Holding a affirmé ses intentions d’investissements dans la région, ainsi une unité de production d’acier, une autre de briques sont annoncés, outres des investissements dans le secteur agricole. Les investissements de ce groupe sont évalués à 120 MDT et ils seront attendus à créer 1170 nouveaux postes d’emploi. Le Groupe Abdennadher a de son côté exprimé son intérêt à la région avec la création de deux unités de production de matériaux sanitaires et de production d’argile. Le montant d’investissements du groupe dans la région s’élèvera à quelques 38 Millions de dinars qui sont attendus à générer 700 nouveaux postes d’emplois.
La région de Gafsa s’étend sur une superficie de 7.807 Km, partagés entre 11 gouvernorats et 8 municipalités. Le taux de raccordement de la région au réseau d’assainissement est de l’ordre de 63%, alors que le taux de raccordement au réseau électrique dans le milieu rural est de 99.6%, un taux presque identique au taux de raccordement à l’eau buvable qui est de 99.5%. Durant les 20 dernières années la région a attitré des investissements de l’ordre de 2.474 MDT, ce qui s’est répercuté sur l’évolution des indexes économiques et sociaux de la région. Ces investissements sont partis essentiellement aux industries Non manufacturières et à l’agriculture, et à un degré moindre aux équipements sociaux, aux services et aux industries manufacturières. Pour ce qui est de l’infrastructure, la région a attiré des investissements de l’ordre de 133.3 MDT. Elles ont été consacrées notamment au renforcement du réseau routier numéroté avec un investissement de l’ordre de 54 MDT et à l’amélioration des passages avec des investissements de l’ordre de 52.4 MDT. Pour ce qui est du secteur des Télécommunications, la région a bénéficié, durant les 20 dernières années, d’investissements dans ce secteur de l’ordre de 126 MDT. Ces sommes ont notamment contribué à l’amélioration du taux du raccordement de la région des réseaux téléphoniques et Internet. La région compte aujourd’hui 49 stations de téléphonie mobile numérique, ce qui a permis au nombre des abonnés à ce service de grimper à 196.001. Il est aussi prévu que la zone industrielle de la région soit équipée d’un centre d’échange qui sera liée via les fibres optiques, soit un investissement de l’ordre de 1500 MDT.

Le passif en France

Deux maisons individuelles jumelles situées dans l'Oise ont reçu le label "Passivhaus". Délivré pour la première fois en France avec l'aval du Passivhaus Institut de Darmstadt en Allemagne, il certifie qu'elles atteignent les objectifs énergétiques du standard passif.
Son arrivée avait été annoncée depuis plusieurs mois comme "imminente". Cette fois, c'est officiel : le label allemand Passivhaus est désormais appliqué en France. La Maison Passive France, association œuvrant pour le développement de l'habitat passif, vient de recevoir l'agrément du Passivhaus Institut pour le délivrer. Déjà attribué à 1.500 constructions en Allemagne, il atteste que les habitations remplissent bien les critères du standard passif européen. A savoir : des besoins en chauffage inférieurs à 15 kWh/m2/an, une consommation en énergie primaire inférieure à 120 kWh/m2/an et une excellente étanchéité à l'air (n50 ≤ 0,6 h-1). "Le label est un moyen fiable pour les maîtres d'ouvrages de savoir si la construction réalisée est bien, comme annoncé, une construction à très basse consommation", commente Etienne Vekemans, président de l'association La Maison Passive France. Richard Lefèvre, le constructeur à qui vient d'être décerné le premier label, peut donc être rassuré : ses maisons individuelles construites à Formerie dans l'Oise méritent bien l'appellation "passives".
S'entendre dire le contraire au bout de deux ans de démarches aurait été plutôt difficile à accepter. Comme toutes les labellisations, la "Passivhaus" est longue à obtenir. Elle se déroule en deux étapes, la première étant celle des calculs. Réalisés à partir des plans d'exécution de l'architecte, ils permettent d'estimer puis de vérifier les dépenses énergétiques du bâtiment. A Formerie, c'est un laboratoire de l'Ecole des Mines de Paris qui s'en est chargé grâce à un financement de l'ADEME et du Conseil régional de Picardie. Les résultats ayant été concluants, il a ensuite fallu procéder à un test d'infiltrométrie, baptisé "test de la porte" ou "Blower Door Test". "Le principe est simple, commente Etienne Vekemans. Il s'agit, une fois le chantier terminé, de mettre la maison sous pression afin de mesurer l'air qui s'en échappe". Concrètement, le dispositif consiste à fermer toutes les ouvertures, à boucher toutes les arrivées d'air et à remplacer la porte d'entrée par une porte dite "soufflante" c'est-à-dire équipée d'un ventilateur reproduisant à l'intérieur du bâtiment les conditions d'un "vent fort". Un test que les maisons de Richard Lefèvre, avec un résultat de 0,58 litre d'air par heure pour une norme de 0,6l/h, ont parfaitement réussi.
Pour parvenir à un tel degré d'étanchéité, l'entrepreneur a enveloppé l'ensemble des maisons d'un frein vapeur, un film protecteur dernière génération. "Ces freins vapeurs sont de véritables barrières à l'eau mais surtout à l'air, indique-t-il. Ils permettent néanmoins la migration de la vapeur d'eau au travers des murs qui restent respirant pour une hygrométrie stable, gage d'un bien meilleur confort". Déjà très performant, le dispositif a été complété par l'installation de plaques en gypse et cellulose sur les murs extérieurs. Et, toujours pour supprimer les ponts thermiques, de l'adhésif a été ajouté au niveau des points sensibles de l'enveloppe : ouvertures, jonction entre les murs, canalisations... Mais, pour le constructeur, la réussite du projet tient surtout à sa "préparation minutieuse". Une manière indirecte de remercier son collaborateur, l’architecte Bruno Ridel. La conception, une étape également importante aux yeux d'Etienne Vekemans qui est d’accord pour dire qu’une "grande partie du projet repose sur l’élaboration du bâtiment". Un travail qui ne se voit pas - les maisons passives ressemblent en effet à toutes les autres - mais qui a permis au constructeur d’obtenir le label.

lundi 1 décembre 2008

Le BTP attend des mesures concrètes du gouvernement

Rassurés par le discours de Nicolas Sarkozy sur la politique du logement, vendredi 28 novembre, à Meaux, les responsables du secteur du bâtiment et de la promotion immobilière attendent toutefois des mesures concrètes du plan de soutien à l'activité économique annoncé pour le 4 décembre par le Président de la République.
Rendez-vous le 4 décembre. A cette date, le chef de l'Etat annoncera "un plan de soutien très puissant à l'activité économique" a-t-il annoncé à Meaux dans un discours sur la politique du logement.
Ce plan, très attendu, devrait soutenir en priorité l'investissement des entreprises, notamment dans le bâtiment et l'automobile mais aucun détail supplémentaire n'a été donné à l'exception d'une autre annonce évoquée récemment par Nicolas Sarkozy – celle d'un "plan de relance des infrastructures" - qui consisterait concrètement en une mise en chantier accélérée des programmes déjà prévus (routes, ferroviaire, etc.) pour aider le BTP à traverser la crise.
Une chose est sûre : ce plan global devra s'inscrire dans le cadre des initiatives coordonnées au niveau de l'Union européenne qui seront examinées par les ministres des Finances des 27 à Bruxelles mardi.
Les professionnels attentifs
"Il y a eu la réaffirmation d'un soutien fort au logement. Nous espérons maintenant qu'il y ait des mesures ciblées fortes le 4 décembre même si l'idée d'une baisse temporaire du taux de TVA pour les logements neufs semble écartée", a déclaré à l'AFP Didier Ridoret, président de la Fédération nationale du bâtiment (FNB).
De son côté, le président de la Fédération des promoteurs-constructeurs (FPC) Jean-François Gabilla réitère ses trois demandes: "la TVA à 5,5% pour l'achat de logements neufs par les ménages respectant le plafond de ressources du prêt à taux zéro (PTZ), le doublement du montant de ce PTZ et celui du plafond de l'exonération d'impôts pour l'investissement locatif".
Interrogé sur le souhait de Nicolas Sarkozy "que les prix de l'immobilier baissent", M. Gabilla a répondu que les promoteurs allaient "essayer de minorer les coûts de construction". Mais il faut pour cela que "les collectivités locales rendent plus disponibles des terrains à bâtir, notamment dans les grandes agglomérations où le besoin de logements est le plus pressant", a-t-il demandé.
A la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM), son président René Pallincourt plaide également pour "l'augmentation du PTZ, un levier essentiel pour relancer le marché".
Mais il est très sceptique sur les objectifs fixés par le Grenelle de l'Environnement, notamment pour les investissements en matière d'économies d'énergie. Il estime qu'ils sont "trop ambitieux" et qu'ils "seront difficiles à réaliser sauf à des prix que les propriétaires ne pourront pas assurer financièrement".
Enfin, de son côté, le Syndicat National des professionnels de l’Aménagement et du Lotissement (Snal) a tenu à réagir au discours de Nicolas Sarkozy en mettant l'accent sur la pénurie de foncier. Le Snal souhaite la mise en oeuvre "d’une véritable politique foncière par les collectivités locales" et demande aux pouvoirs publics "de prendre les mesures qui permettent aux Français d’acheter les terrains à bâtir".

samedi 29 novembre 2008

Le salon Bâtir écologique s'agrandit en 2008

Pour sa cinquième édition, le salon Bâtir écologique s'installe dans la grande halle de la Villette à Paris. Ceux qui veulent mettre leur maison au vert, trouveront réponses et conseils auprès des exposants et des animations prévues du 28 au 30 novembre.
Fort de ses précédentes expériences, le salon Bâtir écologique est aujourd'hui un événement incontournable dans la construction écologique et l'habitat sain. Et pour élargir encore son influence, il s'agrandit et s'installe du 28 au 30 novembre dans la grande halle de la Villette à Paris. Autant destiné aux professionnels qu'aux particuliers, c'est une occasion de compléter ses connaissances dans ce domaine et pourquoi pas ? Se faire aider d'un professionnel pour sauter le pas.
Plusieurs animations sont organisées afin de répondre à toutes les attentes des visiteurs. Trente conférences sont programmées tout au long de ces trois jours afin d'apporter des réponses précises sur des sujets comme "vivre dans une maison passive" ou encore "comment monter un projet photovoltaïque". Pour le côté pratique, trois ateliers de démonstration sont installés : l'espace formation, sur lequel insiste particulièrement les organisateurs, est dédié à l'information sur les métier de l'écoconstruction, l'espace technique est réservé à quelques professionnels qui montrent leur savoir-faire et l'espace film organisé par l'association Les cahiers du futur projette quelques réalisations du festival Ecofilm. Au final, les visiteurs peuvent sillonner entre les stands d'une centaine d'exposants sélectionnés avec rigueur par les organisateurs de l'événement. La maison écologique n'aura ainsi plus de secret !

vendredi 28 novembre 2008

Maison: les briques, c'est fantastique !

La brique en terre cuite, tout comme la brique en terre crue, est simple à utiliser et très économique en plus d’être très consistant. C’est pour cela que les maisons faites à partir de brique en terre cuite durent longtemps et permettent une certaine assurance.
Les avantages des maisons en terre cuite
La brique est un produit complètement récupérable qui ne contient aucun produit susceptible de polluer l’air. De plus, contrairement aux apparences, elle se caractérise par sa flexibilité et sa souplesse d'utilisation. Résistante à toutes les influences chimiques, la brique est incombustible.
La matière première de la brique, l'argile, est tout à fait disponible en Suisse et donc proche des lieux de production. Elle est extraite des argilières à ciel ouvert, méticuleusement modelée et séchée avec la chaleur résiduelle du processus de cuisson.
La quantité d’énergie nécessaire au processus de cuisson a été amplement réduite au cours des dernières décennies grâce à l’émergence de nouvelles technologies. La brique présente actuellement un bilan énergétique des plus encourageants. Fabriquée à partir d’éléments 100% naturels, elle ne demande presque pas d'entretien.
En utilisation, les murs en briques de terre cuite présentent un taux d'humidité très faible, de l'ordre de 0,05 en volume, ce qui est très peu par rapport à des matériaux de construction liés au ciment tels que le béton, le béton léger, le béton cellulaire ou la brique silico-calcaire. Plus un matériau de construction est sec, plus sa conductibilité thermique est basse et meilleure est son isolation thermique.
La brique absorbe ainsi l'humidité ambiante et la diffuse vers l'extérieur. Cette "respiration" de la paroi apporte un grand confort intérieur et exerce un effet bénéfique sur les habitants.
Outre les avantages climatiques de ce matériau, c'est son aspect familier et naturel qui nous plaît. Avec la brique en terre cuite, la nature nous offre un matériau de construction à son image. A partir des éléments que sont l'argile, l'eau, le feu et l'air, nous pouvons élaborer le matériau de base des murs qui vont nous garantir protection et sécurité.
Riche et polyvalente, la brique en terre cuite présente des caractéristiques techniques de premier ordre tout en conservant ses propriétés naturelles.

jeudi 27 novembre 2008

Limoux. L'ancien four de la tuilerie part au Danemark

Monier achève le grand nettoyage de son ancienne usine du centre ville. Et va très vite signer la vente à la communauté de communes.
Monier devrait libérer définitivement et vendre le site avant la fin de l'année.Photo DDM, D.D.
Le château d'eau de l'ancienne tuilerie du quartier Saint-Antoine doit tomber dans les prochaines semaines. C'est l'un des derniers chantiers spectaculaires à réaliser avant que Monier (nouveau nom de Lafarge couverture) ne libère ensuite et définitivement le parquet. Les travaux de démontage des anciennes machines, de dépollution et de nettoyage du site durent ainsi depuis presqu'un an. L'opération est aujourd'hui sur le point de s'achever. L'acte de vente à la communauté de communes du Limouxin et du Saint-Hilairois pourrait même se signer avant le 31 décembre. Selon le compromis, Monier cède à la collectivité l'ensemble des bâtiments qui couvrent une superficie de 10 000 m2, ainsi qu'un terrain de 3, 5 hectares. Montant de la vente : 425 000 €. On rappelle que le restant du terrain, soit 2 hectares qui correspondent grosso-modo à l'ancien site de stockage des tuiles, revient à l'Association audoise sociale et médicale (ASM) pour la construction de la future maison de retraite de l'hôpital local de Limoux.
Mais avant de parvenir à la vente définitive, Monier a mis le paquet depuis un an pour libérer tout l'espace. Les anciennes lignes de production ont été démantelées. Les machines les plus intéressantes ont été revendues en France et dans toute l'Europe. Un des deux fours qui n'avait qu'une dizaine d'années a été également récupéré et transféré dans une usine du groupe Monier au Danemark pour fabriquer d'autres tuiles. Mais beaucoup d'autres équipements ont également fait le bonheur des ferrailleurs.
Du côté de la communauté des communes, on s'apprête aussi à signer l'acte et à lancer les projets de reconversion de cet ancien site industriel. Dans une première étape, les élus vont commander en janvier une étude de faisabilité pour y voir plus clair. C'est que de nombreuses idées ont déjà été avancées. On a parlé d'une médiathèque, d'un théâtre, d'une grande salle de spectacle, d'un boulodrome, d'une nouvelle caserne pour les sapeurs-pompiers de Limoux… Pourra-t-on tout marier sur le même site ? Quels choix seront retenus au final ? La communauté de communes a du pain sur la planche et un dossier capital à gérer pour l'avenir.

mercredi 26 novembre 2008

"Un certain fléchissement" (G. Buffière)

Alors que Moody's vient de dégrader sa notation sur Imerys, le titre accélère sa chute, en repli de plus de 5%. La semaine dernière, le groupe avait mis en garde le marché sur des résultats probablement moins bons qu'attendus pour 2008. Par rapport 2007, le management d'Imerys anticipe une baisse de l'ordre de -15% du résultat courant net.
Sur les 9 premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires d'Imerys a progressé de +4,2% (2,66 Milliards d'Euros en données courantes), mais reste simplement en ligne avec les attentes du marché. En revanche pour la même période, le résultat opérationnel courant s'est particulièrement dégradé. Il a chuté de -9,3% à 328,3 ME tandis que le bénéfice net a reculé de -9,7% à 195,7 ME.
Imerys a fortement été impacté par l'effet devise. La faiblesse du dollar face à l'Euro a coûté -4,8 ME à Imerys au 3ème trimestre, et -21,8 ME depuis le début de l'année. La marge opérationnelle d u groupe reste bonne à 12,3% contre 14,2 % sur les 9 premiers mois de l'année 2007.
Ainsi que Gérard Buffière, le Directeur Général d'Imerys, l'a expliqué sur l'antenne d'Europe1, outre l'effet devise, la hausse des coûts des matières premières a obéré la croissance du groupe sur le 3ème trimestre. Imerys a subi à la fois "l'impact important de l'inflation de coûts des facteurs tels que l'énergie" et l'explosion du "coût de certaines matières premières".
Le dirigeant a expliqué "que l'énergie a augmenté au cours du troisième trimestre et les coûts de l'électricité continuent à augmenter à l'heure actuelle". De même, "certaines matières premières achetées à l'extérieur, les bauxites par exemple, continuent à croître" tandis que la demande des marchés ralentit. "Nous voyons un certain fléchissement qui commence à arriver dans certains marchés". Selon le PDG d'Imerys, il tient "à la baisse de la construction européenne, en particulier".
Sur les trois premiers trimestres, la politique d'acquisitions du groupe n'a donc pas suffi pour compenser la très forte hausse du prix des matières premières, des coûts énergétiques, ni même le ralentissement marqué de la construction en Europe. Sur la période, le résultat courant net d'Imerys a donc reculé de -4,8%, à 220,8 ME contre 231,9 ME pour la même période en 2007. Le résultat courant net par action s'est légèrement tassé, à 3,52 Euros (3,66 E en 2007).
Imerys publiera son résultat annuel le 12 février 2009.

mardi 25 novembre 2008

Les banques de Terreal entament des négociations suite aux carences de la société

Les créanciers du fabricant de matériaux de construction français Terreal entament un dialogue d’urgence avec son propriétaire LBO France, après une alerte portant sur le prêt de 915 millions d'euros.
Terreal a en effet échoué à un test de covenant vendredi dernier sur son prêt, qui précise que son ratio de levier doit être de huit fois alors que Terreal dépasse les 8,4 fois.
Beaucoup d'entreprises fortement endettées et en danger de violation de leurs pactes bancaires ont approché par anticipation leurs syndicats bancaires pour négocier des waiwers. Ce n’est cependant pas le cas de Terreal qui a eu peu de contacts avec LBO France.
«Ils (LBO France) ont seulement fait état d'une violation et c'est tout, ceci est très rare," a déclaré un investisseur.
LBO France s'est refusé à tout commentaire.
La dette senior de Terreal , qui a été organisée par ING, est maintenant cotée au second marché et présente une forte réduction de 22 à 32 pour cent de sa valeur nominale, ce qui indique un sérieux problème.
Les créanciers de Terreal ont maintenant une période allant de trois semaines à trois mois pour trouver une solution et envisagent l’ensemble des options. Il s'agit notamment de l'accélération de la dette, ou de parvenir à un accord consensuel avec LBO France, et les bailleurs de fonds.
LBO France a entrepris une recapitalisation de la société de 915 millions d'euros l’an dernier ce qui a augmenté la dette d'origine de 795 millions d'euros afin de payer à LBO France un dividende.
D’après les banques l'entreprise Terreal est encore viable malgré la baisse des ventes.
Les mauvaises perspectives de l'entreprise pourraient signifier que l'entreprise va opter pour un plan de sauvegarde administratif qui est considéré comme étant plus favorable aux emprunteurs qu’aux prêteurs.

lundi 24 novembre 2008

Wienerberger ferme toutes ses usines en Angleterre

L’agence de presse Bloomberg a annoncé aujourd’hui la fermeture de toutes les usines Wienerberger au Royaume Uni et le licenciement de 400 employés.

4 des usines concernées seront fermées pour une durée indéterminée, 8 pour au moins 3 mois selon le directeur Financier Willy van Riet du groupe Autrichien.
Au niveau mondial se seront 27 usines Wienerberger qui seront fermées d’ici la fin de l’année dont 16 ont déjà cessé la production, une mesure qui concerne 1400 personnes.

dimanche 23 novembre 2008

la FFTB présente la brique Monomur Terre Cuite : la solution pour une maison bio-climatique

"La brique est une source d'enseignement. Petite et discrète, mais combien utile pour chaque usage ! Quelle logique dans l'association, le motif et la texture ! Et quelle richesse dans une simple surface de maçonnerie ! Mais quelle discipline exige aussi ce matériau !"
Née il y a plusieurs milliers d'années, la brique en terre cuite a toujours été un matériau particulier. Actuellement, la terre cuite est une substance constamment employée. Non toxique et recyclable, la brique en terre cuite n'a pas fini de nous surprendre d'autant que les maîtres d'ouvrage créatifs lui offrent une modernité qui lui va à ravir.
Les puristes l'adoptent alors qu'elle continue de faire le bonheur des adeptes de la rénovation. En plus de son esthétisme, la terre cuite sous toutes ses formes apporte du confort et de la sécurité, car c'est un matériau isolant, sans oublier qu’elle respecte parfaitement l'environnement.
L'emploi de la brique de terre cuite est attestée depuis 5000 ans avant Jésus Christ en Mésopotamie. De nombreuses civilisations l'ont choisi pour élever des édifices majeurs encore debout aujourd'hui comme la Grande Muraille de Chine. Grâce à sa facilité de mise en œuvre, la brique permet de réaliser des formes multiples.
la FFTB présente la brique Monomur Terre Cuite : la solution pour une maison bio-climatique
Aujourd’hui, la brique Monomur Terre Cuite permet de concilier à la fois les soucis de préservation de l’environnement et la qualité de l’air. La composition du Monomur Terre Cuite ne permet pas en effet à l’humidité de se développer et évite ainsi la prolifération des moisissures. Autre avantage, matériau exclusivement minéral et totalement naturel, la brique Monomur ne dégage
aucun composé organique volatil (COV).
Les performances isolantes de la brique Monomur permettent de construire des murs sans avoir à ajouter d’isolant complémentaire !
La brique Monomur Terre Cuite s’impose donc comme un matériau incontournable pour qui veut concilier respect de l’environnement et préservation de la qualité de l’air intérieur.
Une maison sans humidité
Le Monomur Terre Cuite est étanche à l’eau et ne diffuse pas l’humidité de l’extérieur vers l’intérieur. Même dans des conditions hivernales, la Brique Monomur Terre Cuite absorbe et accumule cinq fois moins d’eau que d’autres types de murs isolés par l’intérieur. De plus, la répartition de la température dans l’épaisseur du mur limite significativement les risques de condensation. Autre point fort de ce matériau, sa capacité à corriger les ponts thermiques réduit les points froids et la condensation.
Une qualité d’air intérieur optimale
La terre cuite naturelle utilisée pour la fabrication de la brique Monomur ne contient aucune substance nutritive susceptible de favoriser le développement des moisissures. De nombreuses études, menées notamment par le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) en 2000 prouvent aussi que la Brique Monomur Terre Cuite n’émet aucune trace de COV.
Une isolation efficace et durable pour des logements basse consommation
Isolante, la Brique Monomur Terre Cuite ne sacrifie pas la qualité de l’air intérieur. Ses qualités thermiques permettent même de concevoir un logement bioclimatique basse consommation. Autre point fort, la pérennité de ses performances : une fois celle-ci installée, la Brique Monomur Terre Cuite assure une isolation durant toute la vie du bâtiment sans le moindre entretien.
Un confort thermique en toutes saisons
Enfin, la brique Monomur assure une bio-climatisation naturelle. Son inertie agit comme un régulateur. En été, elle limite la hausse de température, évitant ainsi l’utilisation d’équipements de climatisation, source potentielle de risques sanitaires. En hiver, elle conserve la chaleur, réduisant d’environ 10% les besoins en chauffage.