Le Laboratoire de Modélisation en Mécanique de l'Université Pierre et Marie Curie (UPMC) est une Unité mixte de recherche (UMR 7607) CNRS/UPMC de renommée internationale.Situé à Paris, après une délocalisation de plus de cinq années, il a maintenant réintégré les locaux refaits à neuf du campus Jussieu (Barres 65-55) fin octobre 2003. Il a donc retrouvé un environnement universitaire normal, plus près des étudiants, dans un quartier parisien qui lui sied bien. Il regroupe un total d'environ 60 personnes (permanents, thésards,technicien et administratifs). Il accueille de plus chaque année un grand nombre de visiteurs de longue durée ( chercheurs post-doctoraux, ATER, etc) et un certain nombre (une vingtaine) de stagiaires pour une durée de trois à six mois. C'est un laboratoire à vocation essentiellement théorique.
Pour l'instant, les recherches effectuées au LMM visent toutes à la modélisation théorique des problèmes de mécanique ou de champs couplés (mécanique et autres).
L'approche est multi-échelle et multi-physique, là où c'est nécessaire. Cette modélisation est à trois niveaux : physique, mathématique et numérique. Pour la facilité de la présentation, les activités scientifiques sont regroupées en quatre grands thèmes assez perméables (voir ci-dessus). La variété des recherches conduites en collaboration avec de nombreux chercheurs étrangers ou de grands établissements, et dans le cadre d'accords nationaux ou internationaux ou industie-laboratoire, est grande. Cette variété a souvent été reprochée au laboratoire qui, en retour, peut se flatter de la liberté laissée aux chercheurs professionnels et de la richesse et de la créativité inégalées ainsi démontrées. Ses cadres de recherche sont en majorité issus des grandes écoles scientifiques françaises ou de l'Université de Paris. La formation et/ou l'experience étrangère de plusieurs membres est aussi un atout. La production scientifique écrite est abondante et en général de très grande qualité.
Le laboratoire a pour particularité unique en France d'étudier avec la même intensité et un égal succès les aspects "fluides" "solide" de la mécanique des milieux continus, et exceptionnellement les approches discrètes également tant en fluides (théorique cinétique) qu'en solides (réseau cristallin). Il dépend donc naturellement des deux sections 09 et 10 du Comité National du CNRS,même si les liens avec les mathématiques appliquées d'une part, et la physique macroscopique de l'autre,sont évidents, et que l'on peut être amené à répondre à des appels d'offre lancés par des départements scientifiques du CNRS autres que celui de SPI.On souhaite conserver cette particularité.
Le laboratoire a été et demeure une source d'innovations scientifiques remarquable tant du point de vue phénoménologique que dans les justifications mathématiques et les traitements numériques: méthode d'homogénéisation,emploi de méthodes mathématiques puissantes (méthodes asymptotiques, analyse fonctionnelle appliquée), effets non linéaires aussi bien en fluide qu'en solide,phénomènes présentant des singularités, thermomécanique, développement des théories fondamentales dans les phénomènes couplé mettant en jeu mécanique et autres domaines de la physique (chaleur, champs électromagnétiques), et plus récemment théorie des forces configurationnelles, les problèmes locaux en fissuration de composites, la rupture ductile, la simulation d'écoulements éclatés, les recherches numériques en turbulence avec des applications "industrielles", la stabilité de structures minces (films collés, etc). Le laboratoire souhaite garder cette perspective d'innovation mais pas toujours prévisible à long terme. Ce sont des recrutements exigeants d'esprits libres qui peuvent permettre une telle perspective.La grande ouverture entretenue avec l'extérieur et les nombreuses interactions avec les meilleures équipes mondiales sont garantes d'une bonne perception des problèmes fondamentaux du moment.
En effet, le laboratoire entretient une intense activité dans les relations internationales et les collaborations de recherche au niveau européen. La longue liste de coauteurs extérieurs au laboratoire et celle des visiteurs de plus ou moins longue durée témoignent de cette activité qui présage bien du futur européen du laboratoire. Celui-ci continue à essaimer en France et à l'extérieur.
Comme toute structure "vivante" il voit son personnel évoluer en nombre et en formation, ce qui renouvelle par là même les projets scientifiques compte tenu de la liberté mentionnée plus haut.
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