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L'Usine Aéro

Pourquoi l'Ovni Flyboard Air est-il interdit de vol ?

Virginie Montmartin , , ,

Publié le

Franky Zapata, inventeur du Flyboard Air, devrait cesser ses tests de vol suite à une convocation de la Gendarmerie des transports aériens. Son appareil n’est pas homologué. Mais sans test, il ne peut pas développer sa société. 

Pourquoi l'Ovni Flyboard Air est-il interdit de vol ?
Franky Zapata réalise des tests pour améliorer sa planche
© Zapata Racing

Franky Zapata, fondateur de la société Zapata Racing, a été convoqué par la Gendarmerie des transports Aériens (GTA). En cause ? L’utilisation de sa dernière invention, le Flyboard Air. L’ancien pilote professionnel de jet-ski aurait donc été prié de cesser ses vols avec sa dernière trouvaille, non encore homologuée.

De quoi on parle ?

Le Flyboard Air est un engin volant autonome qui atteint 150 km/h de vitesse de pointe pour une autonomie de 10 minutes. Il contient quatre moteurs, fonctionnant au Kérosène, de 250 chevaux chacun et peut voler jusqu’à une attitude de 3000 mètres. A ne pas confondre avec le Flyboard, engin volant relié à un jet-ski par un tuyau contenant de l’eau sous-pression et dont Franky Zapata a déjà vendu 10 000 unités.

Chaque Flyboard de Zapata Racing est une étape de plus vers le rêve de l’inventeur : voler. Le Flyboard Air semble être donc un aboutissement. La plupart de ses inventions sont destinées aux amateurs de sports extrêmes. Mais vu la puissance de sa dernière création, elle est davantage destinée à un usage industriel voire militaire.

Pourquoi Franky Zapata a été convoqué ?

Selon le document reçu par Zapata Racing, l’ancien pilote a été convoqué pour "conduite d’un aéronef sans document de navigation, absence de titre aéronautique et survol d’une agglomération". Zapata Racing déclare avoir lancé une demande d’homologation auprès de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) il y a trois mois. Mais l’entreprise n’a pas encore reçu de réponse. Et pour cause, d’un point de vue juridique, on ne sait pas ce que c’est !



Alors que toutes ses autres créations sont considérées comme des activités liées au jet-ski et donc dépendant du même régime juridique, le Flyboard Air n’est pas relié à un engin nautique. Il n’est pas non plus un drône puisqu’il y a un être humain dessus qui le contrôle directement et non pas de manière indirecte, avec une télécommande. Il y a donc un délai pour savoir s’il faut relier cet OVNI à la catégorie des drônes ou créer totalement une nouvelle catégorie.

Enfin, qu’importe l’objet volant, il est interdit de survoler une agglomération, un stade, une plage ou toute zone habitée. Franky Zapata aurait volé proche de chez lui, certes pas directement au-dessus d’une agglomération, mais peut-être suffisamment proche pour inquiéter la gendarmerie.

Interdit de vol ?

Franky Zapata a déclaré être interdit de vol depuis cette convocation. Or, puisqu’il utilisait un appareil non homologué, il n’avait pas le droit de voler depuis le début… De plus, selon la GTA, l’enquête n’est pas encore terminée et il est donc difficile de s’avancer sur la conclusion.

L’inventeur s’insurge surtout contre les freins faits à l’innovation que représente son produit. Il se serait ainsi vu proposer de voler sur des aérodromes militaires, en sécurité pour ses tests. Mais là encore, problème : même si le Flyboard Air n’est pas dépendant de l’eau, Franzy Zapata souhaite faire ses tests sur des zones nautiques afin de pouvoir chuter dans l’eau si le test se passe mal. C’est pourquoi il est toujours en discussion avec les pouvoirs publics pour développer sa société et son rêve de voler.

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6 commentaires

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27/03/2017 - 11h44 -

L'absence de réaction sur la faisabilité technique d'une telle invention, qui continue de faire des tours de net et qui sert même de support à la clameur sur "l'inaptitude de la France face à l'innovation" en pleine campagne présidentielle, est assez préoccupante. Mon avis est que les vidéos sont bien faites, mais le produit inexistant. L'absence de son sur les vidéos, des mouvements très proches du Flyboard à eau, l'absence de réservoir dorsal sur les premières vidéos, le montage sommaire quoique impressionnant sur le meeting jetski aux States... sont mes rares arguments pour convaincre face à ces vidéos réalistico mystiques.
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20/03/2017 - 18h56 -

Quand le militaire interdit une invention "civile" c'est pour la reprendre. Affaire à suivre....
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20/03/2017 - 13h46 -

Je ne vois pas où est le problème. Il qu'il lui est interdit de survoler une agglomération, un stade, une plage ou toute zone habitée. Mais il dit également que "Il se serait ainsi vu proposer de voler sur des aérodromes militaires, en sécurité pour ses tests. Mais là encore, problème : même si le Flyboard Air n’est pas dépendant de l’eau, Franzy Zapata souhaite faire ses tests sur des zones nautiques afin de pouvoir chuter dans l’eau si le test se passe mal." Il y a donc contradiction. Si cet engin vole réellement, qu'il continue ses test au-dessus de l'eau puisque son seul problème serait là.
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18/03/2017 - 09h24 -

Franky Zapata a inventé un appareil volant unique. Mais l'inventeur d'un appareil qui ne sait pas imaginer comment l'utiliser n'a fait qu'une partie du chemin. Que ce soit en France ou à l'étranger. Dans le comment imaginer l'usage, j'inclus le mode opératoire mais aussi les conditions d'utilisations réglementaires. et c'est là le problème quand il interroge la DGAC sur comment l'utiliser, surtout quand sa communication annonce des performances à couper le souffle : monter à 10.000 ft (environ 3.000 m d'ailtitude) et voler à 150 km/h. Ces difficultés il les rencontrera dans tout pays disposant d'une Autorité de Navigabilité digne de ce nom (Europe, USA, Canada, Bresil, ...). Inutile de déclencher du French bashing ! En dépit de ses déclarations, FZ a disposé d'une autorisation de vol par la DGAC avec un certain nombre de conditions qu'il n'a pas respecté : fournir un dossier présentant la sécurité de son engin et conduire ses essais en zone "protégée" ... ce qu'il n'a pas respecté.
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23/03/2017 - 09h03 - Tollim

Dans quelques mois il sera parti vers un autre terrain propice à l'innovation. Un pays plus accueillant et nous aurons perdu un formidable inventeur. Ce ne sera pas la première fois que nos cerveaux les plus créatifs quittent le pays champion des lois et normalisations !
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17/03/2017 - 11h06 -

Encore une invention qui va partir à l'étranger pour cause d'immobilisme, manque de réaction de la part des pouvoirs publics. Exactement comme Carmat. Les mots me manquent.
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15/03/2017 - 17h16 -

Magnifique France. Dans ce cas y'a pas 50 choses à faire : quitter le pays. Je pense qu'il n'y a pas besoin d'aller très loin pour qu'on laisse le développement du produit se faire sans avoir de problème, y'a que chez nous qu'on fait ce genre de zèle...
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