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Nanolike lève 700 000 euros pour industrialiser sa technologie

Arnaud Dumas , ,

Publié le

En réussissant à déposer les nanoparticules de manière homogène sur une surface, Nanolike est parvenu à développer des capteurs très petits et très performants. L’augmentation de capital de 700 000 euros va lui permettre de concevoir l’outil industriel pour les fabriquer en grande série.

Nanolike lève 700 000 euros pour industrialiser sa technologie © D.R.

La start-up n’a que deux ans d’existence, mais elle prévoit déjà d’industrialiser sa technologie. Nanolike vient de lever 700 000 euros auprès de trois investisseurs, les fonds Newfund et Breega Capital, et l’association de business angels de l’Insead. La levée de fonds de 700 000 euros devrait par ailleurs être complétée par un financement de Bpifrance de l’ordre de 300 000 euros.

Nanolike développe une technologie d’assemblage de nanoparticules issue du Laboratoire de physique et chimie des nano-objets (LPCNO) de l’Insa Toulouse. Ce procédé permet de déposer les particules sur une surface de manière contrôlée et homogène. Nanolike l’utilise notamment pour concevoir des capteurs 100 fois plus petits que des capteurs normaux, 50 fois plus sensibles et 10 000 fois moins consommateurs d’énergie.

Développer les machines de fabrication

"Depuis la création, nous avons travaillé à définir les produits et développer notre technologie pour l’industrialiser, explique Jean-Jacques Bois, le cofondateur de Nanolike avec Samuel Béhar. Nous arrivons à la fin de cette phase, nous sommes capables de fabriquer les capteurs, mais nous n’avions pas les moyens de le faire."

L’argument convaincant
Nanolike a développé l’application de ses technologies avec des entreprises, notamment des PME. Maintenant qu’arrive la phase d’industrialisation, elle dispose donc déjà d’une base solide de clientèle pour acheter ses produits.

L’augmentation de capital, finalisée le 31 décembre 2014 après six mois de négociations, apporte l’argent nécessaire au développement en interne d’un outil de production. "Ce sera un soulagement, confie le dirigeant de la start-up. Nous avons déjà des clients, avec lesquels nous avons développé des solutions, qui nous demandent des volumes importants de capteurs." Fin 2015, Nanolike prévoit de se doter d’une capacité de production annuelle de l’ordre de 10 000 capteurs.

En parallèle, Nanolike a développé une deuxième technologie de marquage des documents d’identité. Baptisée Nanotag, elle permet de coder une information sécurisée à l’intérieur même du document d’identité, pour en renforcer la sécurité. Développée plus vite que prévu, grâce au soutien de la Société d’accélération du transfert de technologie (SATT) Toulouse Tech Transfer, Nanotag atteint aussi sa phase d’industrialisation. La jeune entreprise va donc également devoir se doter, en 2015, d’une capacité de production en grande série.

Dépasser le million d’euros de chiffre d’affaires en 2016

Nanolike, qui a réalisé 80 000 euros de chiffre d’affaires en 2014 grâce notamment à des contrats de développement avec le Centre national d’études spatiales (CNES) et l’Agence spatiale européenne (ESA), prévoit de croître rapidement cette année. "Au 9 janvier, nous avons déjà plus d’un tiers de notre prévisionnel de chiffre d’affaires 2015 réalisé", s’enthousiasme Jean-Jacques Bois.

Le chiffre d’affaires devrait atteindre les 450 000 euros en 2015 et dépasser le million d’euros en 2016. La société devrait en outre recruter deux nouvelles personnes pour accélérer son développement commercial, notamment à l’export. "De neuf personnes nous passerons à onze, souligne Jean-Jacques Bois. C’est un grand pas : de TPE, nous allons devenir une PME !"

Arnaud Dumas

Nanolike en chiffres


Chiffre d’affaires : 80 000 euros en 2014

Effectif : 9 personnes

Montant de la levée de fonds : 700 000 euros

Investisseurs : Newfund, Breega Capital, Insead Business Angels Club

Secteur : nanotechnologies

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1 commentaire

Nom profil

12/01/2015 - 22h01 -

De bonnes nouvelles pour les petites entreprises innovantes de Toulouse. Avec l'environnement du spatial et la SATT, on voit des possibilités de développement. Soyons optimistes.
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