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Les syndicats divisés pour le premier mouvement social du quinquennat

Cécile Maillard ,

Publié le

A l’appel de la CGT, de Solidaires et de la FSU, près de 180 manifestations sont prévues mardi 12 septembre en France, contre la réforme du droit du travail. Certaines sections Force ouvrière ou CFE-CGC rejoindront le mouvement, même si leur direction n’appelle pas à manifester.

Les syndicats divisés pour le premier mouvement social du quinquennat
Force ouvrière, qui s'était beaucoup mobilisée contre la loi El Khomri (ici à Marseille le 31 mars 2016), n'a pas appelé à se joindre aux manifestations du 12 septembre.
© Flickr c.c. FO

Baroud d’honneur ou premier pas vers d’autres mobilisations ? La CGT appelle à des grèves et manifestations, mardi 12 septembre, contre la réforme du Code du travail par ordonnances, présentée par le gouvernement le 31 août. Des mouvements de grève sont annoncés dans les transports publics, notamment à la RATP et à la SNCF, où les salariés sont pourtant peu concernés par les réformes. Dans de nombreuses entreprises de l’agroalimentaire, des grèves de quelques heures ont été votés. On marchera, aussi, contre la réforme. Selon un recensement de la CGT, qui espère 200 000 participants, 180 manifestations sont prévues dans toute la France. Celle de Paris partira à 14 heures de la place de la Bastille.

Seuls Solidaires et la FSU ont rejoint la CGT dans cet appel à la grève lancé avant l’été. La CFE-CGC, très virulente tout l’été contre la réforme, n’a pourtant pas appelé à manifester et laisse ses fédérations libres de leur position. Si les plus grandes (métallurgie, banque, fonction publique) ont décidé de ne pas manifester, de plus petites comme celles de l’informatique, l’énergie, la construction, les transports…, appellent à battre le pavé. "On sent un flottement, une déconnection entre le sommet et la base, qui ne comprend pas pourquoi la direction de la CFE-CGC n’appelle pas à manifester, alors qu’elle a mobilisé tout l’été contre une réforme qui va bien plus loin que la loi El Khomri", analyse une responsable de fédération. Qui manifestera. Pour ne pas être en situation de "suivre" la CGT, la CFE-CGC s’apprêtait à appeler à manifester le 21 septembre… Une date retenue par la CGT pour une deuxième journée d’action !

La fronde couve au sein de Force ouvrière

Du côté de Force ouvrière, ça gronde beaucoup plus fort. Non seulement Jean-Claude Mailly s’est montré très conciliant durant toute la durée de la concertation, cet été, mais le bureau confédéral de Force ouvrière a décidé à l’unanimité de ne pas participer à un mouvement lancé par la CGT avant de connaître le contenu de la réforme. Par cette attitude modérée, Force ouvrière a gagné ses galons "d’interlocuteur qui compte" aux yeux du gouvernement et a même pu influer sur quelques points de la réforme, se justifie l’organisation syndicale.

N’empêche que, en interne, le changement d’attitude de FO par rapport à la loi El Khomri, farouchement combattue, ne plaît pas à tout le monde. Plus de la moitié des unions départementales ont appelé à manifester. Plusieurs fédérations aussi, comme celles de la chimie, de l’équipement-environnement-transports… Sur RTL, la secrétaire départementale du Finistère a même attaqué frontalement le secrétaire général de son mouvement : "Soit Jean-Claude Mailly revient sur le droit chemin, soit il rend son mandat", a déclaré Nadine Hourmant. Il est prévu qu’il quitte la direction du syndicat en avril 2018. CFDT et CFTC n’ont pas appelé à manifester.

Quelle mobilisation des fonctionnaires et cheminots ?

L’ampleur de la mobilisation sera scrutée de près autant par le gouvernement que par les opposants à la réforme. Ces derniers ont bien compris qu’ils n’obtiendraient aucun recul sur le contenu des ordonnances. Mais Philippe Martinez leur a déjà donné rendez-vous  le 21 septembre, deux jours avant la mobilisation de la France Insoumise. La CGT ne veut pas laisser retomber le soufflé, alors que d’autres réformes sociales, encore plus explosives, sont annoncées. Celle des retraites, notamment, qui va s’attaquer aux régimes spéciaux et à celui des fonctionnaires. Mardi 12 septembre, le nombre de fonctionnaires et de cheminots présents dans les rues pourrait être annonciateur d’une grosse mobilisation au printemps.

Autre inquiétude pour le gouvernement : la mobilisation des étudiants, alors que leur syndicat, l'UNEF, appelle à manifester le 12. Ils étaient très remontés contre la loi El Khomri, qui avait été discutée dans les amphis. Alors que le gouvernement attaque une réflexion sur la sélection à l’entrée de l’université et annonce une réforme des aides au logement, les jeunes pourraient faire basculer cette première grande manif de l’ère Macron, vers une série d’autres contestations.

 

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