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Election présidentielle 2017

Les dadas des candidats

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Les dadas des candidats
Jean-Luc Mélenchon (ici à Marseille) propose un plan Mer pour créer 300?000 emplois.

Les candidats se préparent à gouverner la France et il leur faut un programme sur toutes les thématiques de l’État, même si certaines sont parfois éloignées d’eux. En revanche chacun a ses marottes, la filière à laquelle il croit, le secteur qu’il veut renforcer ou auquel il aimerait bien qu’on l’identifie.

François Fillon. C’est ainsi que l’élu rural de la Sarthe, candidat des Républicains, a sorti son costume de geek en janvier au Consumer electronics show de Las Vegas. Il a rappelé qu’il s’y était déjà rendu en 1999, « pressentant l’importance d’internet quand d’autres n’y voyaient qu’un gadget ». Le candidat est persuadé que la transformation digitale est une chance pour le pays. « Je miserai à fond sur les technologies, je ferai de la France un champion mondial de l’intelligence artificielle » a-t-il proclamé début janvier. Il veut enseigner dès le primaire des « rudiments de la pensée informatique », créer un poste de haut-commissaire à la transformation numérique pour piloter la stratégie de l’État et promet un cadre fiscal favorable aux investissements dans les start-up.

Benoît Hamon. Avec le candidat socialiste, c’est différent, car un autre monde est possible et son économie a un nom : ESS pour économie sociale et solidaire. Ce n’est pas exactement un secteur, mais une autre façon de faire du business et du social. Utilité, gouvernance démocratique, réinvestissement des bénéfices : Benoît Hamon a inscrit les principes de l’ESS dans sa loi du 31?juillet 2014. Dès le lancement de sa campagne, il reprend ce thème expliquant qu’il croit à « une économie altruiste dans un monde fini ». À la veille des primaires, il écrivait une lettre ouverte à ses « Amis de l’ESS », 200 000?associations, sociétés commerciales d’utilité sociale, mutuelles, coopératives et fondations, proclamant : « Je me sens toujours aussi proche de ce que vous inventez et faites vivre chaque jour sur nos territoires. » Il veut doubler le poids de l’ESS à 20 % du PIB français en 2025.

Marine Le Pen. La candidate du Front national, plus terre à terre, devrait, comme chaque année, passer de longues heures au salon de l’agriculture. L’extrême droite a toujours flatté les paysans, évoquant les racines de la France, leur place dans l’histoire et le patrimoine. À chaque intervention, la présidente du FN fustige la politique agricole commune, ses réglementations qui entraînent une « perte de souveraineté ». Oubliant au passage les 7?milliards d’euros versés aux agriculteurs français. Aujourd’hui, elle entonne une nouvelle petite musique : celle d’une « écologie patriote », le petit paysan contre l’agriculteur productiviste, les abeilles contre les pesticides, l’agriculture bio contre « celle de Bayer et Monsanto », les circuits courts contre les importations. Sans oublier le bien-être animal.

Jean-Luc Mélenchon. Pour le candidat du Front de gauche, depuis des années, son dada n’est pas la terre, c’est la mer. En valoriser le potentiel est une formidable opportunité économique et un devoir pour la deuxième puissance maritime du monde. Son programme décline un plan Mer pour créer 300 000 emplois. Comment ? En ciblant une partie des 100?milliards d’euros qu’il veut réinvestir dans l’industrie vers l’économie maritime (hydroliennes et éoliennes marines, valorisation des algues…). La France doit donner l’exemple pour dépolluer les océans « et proposer à nos partenaires du bassin méditerranéen de collecter toutes les eaux usées du littoral, pour éviter que dans moins d’un demi-siècle la Méditerranée ne soit un cloaque. »

Emmanuel Macron. Loin des routes maritimes, le candidat de En marche évoquait plutôt celles des autocars. Mais pour tirer l’économie, sa botte secrète s’appelle cleantechs. Un secteur clé, compte tenu des enjeux écologique, où la puissance de nos groupes d’environnement et l’ingéniosité de nos start-up (autre passion macronienne) pourraient faire merveille. Dans son livre « Révolution », il propose de donner à la France « les moyens de compter parmi les champions mondiaux des cleantechs. Un enjeu pour la planète et pour notre souveraineté industrielle. […] À la clé ce sont des millions d’emplois et des milliards d’économie ». Le 9?février, il enfonçait le clou en lançant un appel aux « chercheurs, entrepreneurs, innovateurs » américains déprimés par l’administration climato-sceptique de Trump. « Nous voulons des gens qui travaillent sur le changement climatique, l’énergie, le renouvelable et les nouvelles technologies. La France est votre nation ! ». Les vrais écolos, eux, ne lui pardonnent pas sa défense du nucléaire.???

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