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Le titre d'ingénieur, un sésame vers l'emploi et au-delà

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En France, le titre d’ingénieur, délivré à plus de 35 000 élèves (dont un quart de jeunes filles), reste l’une des meilleures passerelles pour l’emploi. Le taux de chômage des diplômés de la promotion 2013 s’élève à seulement 3,8 %. Mais il ouvre aussi les portes de carrières scientifique ou... politique.

Le titre d'ingénieur, un sésame vers l'emploi et au-delà © Guittet Pascal Guittet Pascal

Elle mène à tout ou presque ! La formation d’ingénieur est en effet un sacré sésame. Deux exemples récents nous ont été donnés avec les parcours de deux personnalités, un étranger et un français : António Guterres et Jean-Pierre Sauvage. Le premier, Portugais, est le futur secrétaire général des Nations unies. Lors de sa formation initiale, il est en effet passé par les bancs de l’Instituto superior técnico à Lisbonne, l’une des meilleures formations technologique du pays. Avant une carrière politique qui le conduira en janvier à diriger l’institution implantée à New York. Second exemple, plus proche de nous, le prix Nobel de chimie co-attribué début octobre au Français Jean-Pierre?Sauvage pour ses travaux sur les machines moléculaires. Si celui-ci a suivi la voie doctorale au sein de l’université de Strasbourg, sa formation initiale fut celle de l’École européenne de chimie, polymères et matériaux de Strasbourg.

Des compétences indispensables à nos sociétés

Même s’ils s’inscrivent dans des fins de carrière, ces parcours remarquables (on pourrait ajouter les trois derniers présidents chinois tous passés par des universités technologiques) nous rappellent combien la formation d’ingénieur arme solidement pour appréhender la complexité du monde. Hier comme aujourd’hui. Plus proche des préoccupations de la génération montante, en France, le titre d’ingénieur, délivré à plus de 35 000 élèves (dont un quart de jeunes filles), reste l’une des meilleures passerelles pour l’emploi. La démonstration ? Le taux de chômage des diplômés de la promotion 2013 s’élève à seulement 3,8 %, selon la Conférence des grandes écoles. La preuve que notre économie, notre société, a plus que jamais besoin des connaissances, compétences, capacités d’analyse et d’action des ingénieurs, pourtant si peu présents dans le débat public à l’approche de la présidentielle.

À l’heure de l’Industrie 4.0, de l’usine du futur, de l’explosion du numérique ou encore du succès éclatant de Thales, archétype s’il en est du "groupe d’ingénieurs", la France devrait sans doute s’en préoccuper un peu plus.

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