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Le corporate venture ne fait plus peur aux start-up

Arnaud Dumas ,

Publié le

Le corporate venture, l’activité de capital-risque des grands groupes, se professionnalise. Le premier baromètre réalisé par Orange, Deloitte et le pôle de compétitivité Systematic montre la forte activité de ces fonds qui attirent de plus en plus les start-up. Quand les entrepreneurs pouvaient craindre au départ les conflits d'intérêt ou le manque d'expérience des équipes d'investissement.

Le corporate venture ne fait plus peur aux start-up

Le corporate venture a retrouvé de la vigueur. Le pôle de compétitivité Systematic a publié avec Orange et Deloitte un baromètre sur l’activité des fonds d’investissement des grands groupes. Bilan, leur dynamisme n’a rien à envier aux capitaux-risqueurs indépendants même s'ils pèsent 15 fois moins lourds en termes d'actifs gérés que les capitaux investisseurs français indépendant.

Les 14 fonds corporates français sondés représentent 1,1 milliard d’euros d’actifs sous gestion en 2017. Ils ont investi 156 millions d’euros en France en 2016 et 466 millions d’euros à l’international. Plus de la moitié des start-up dans lesquelles ils ont investi sont françaises (56 % des opérations), les start-up américaines arrivant en deuxième (31 %), le reste de l’Europe en troisième (11 %). Les fonds de corporate venture affichent une prédilection pour la santé et les biotech, qui représentent 19 % des investissements. Les fintech représentent 15 % des investissements, l’énergie et les transports, 13 % chacun, et le big data 9%.

Une image longtemps négative

Les jeunes entreprises n’hésitent plus aujourd’hui à faire appel à ces fonds d’entreprise. Ils ont pourtant longtemps pâti d’une image négative. Entre les potentiels conflits d’intérêt, le risque d’étouffer l’essor d’un éventuel concurrent, ou encore les politiques peu lisibles des grands groupes, ces fonds un peu particulier n’étaient pas très attirants pour de jeunes sociétés.

Les stratégies d’open innovation et de transformation digitale des grandes entreprises semblent néanmoins les avoir fait évoluer. "Le corporate venture connaît un regain pas seulement du fait des montants en jeu, mais aussi de la qualité des équipes d’investisseurs", remarque Pierre Louette, le directeur général délégué du groupe Orange et le président d’Orange digital ventures.

Les corporates ont professionnalisé leur approche de l’investissement, en se fixant des objectifs plus clairs. "Nous avons fixé quelques règles d’or, explique Pierre Louette, d’Orange digital ventures. On doit d’abord avoir un objectif financier quand on investit et essayer d’avoir le même genre de rentabilité que dans les télécoms. Ensuite, nos investissements s’inscrivent dans la durée. Et on doit explorer les synergies, mais sans insister."

Des fonds parfois externalisés

Des corporates choisissent d’externaliser la gestion de leur fonds d’investissement auprès d’équipes spécialisées. C’est le cas de la SNCF qui a confié SNCF digital ventures à la société de gestion de Valérie Gombart. Cette spécialiste du capital investissement gère également Hi-Inov, le fonds créé avec la famille Dentressangle. "Nous voulons permettre aux family offices et aux grandes entreprises d’avoir accès à l’investissement dans le digital, explique-t-elle. En contrepartie, nous leur demandons d’ouvrir leurs portes aux start-up. C’est exactement ce que voulait la SNCF."

L’entreprise publique cherche à la fois des start-up capables de la bousculer sur son métier de transporteur. Mais aussi des sociétés lui apportant des solutions pour réduire ses coûts de fonctionnement grâce au digital. "La SNCF nous demande de trouver des sociétés dans le big data ou encore d'autres permettant de digitaliser les infrastructures", explique Valérie Gombart.
Ces histoires d’investissement peuvent parfois se terminer par un rachat pur et simple. Selon le baromètre, 36 % des opérations de sortie de capital se sont traduites par une acquisition par le groupe.

 

 

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