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L'industrie n'est plus ce qu'elle était (et c'est plutôt une bonne nouvelle)

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L'industrie n'est plus ce qu'elle était (et c'est plutôt une bonne nouvelle) © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Nous posons-nous les bonnes questions ? Lorsque nous parlons de désindustrialisation, depuis plusieurs années, nous focalisons notre attention sur les hauts-fourneaux et les cathédrales ouvrières. Les médias et les politiques mettent nos vieilles usines sur le devant de la scène. À force de coup de com’, elles sont devenues le symbole vivant de la perte de compétitivité de notre pays et du décrochage de l’industrie française. Sur les causes de ce déclin, tout a été dit : coût du travail trop élevé, sous-investissement chronique, impôts trop lourds, dumping social, délocalisations, perte de compétences… Est-ce la bonne manière d’appréhender ce sujet ? Est-ce ainsi qu’il faut se soucier de l’industrie et, surtout, de son avenir ?

Évidemment, après des années de repli, nous avions besoin de poser un diagnostic pour comprendre quel mal frappait l’industrie. Mais faire ce bilan ne suffit pas. Si l’on veut envisager un futur avec des usines, il nous faut changer notre regard, repenser nos anciennes classifications et voir plus loin. Nous ne pouvons plus parler de filières, les yeux rivés sur des secteurs nés de la révolution industrielle du siècle dernier. Ce découpage ne correspond plus aux enjeux actuels ou, plus exactement, il ne permet pas de répondre aux défis auxquels doivent se préparer nos industriels.

recomposition de l'industrie

Sous l’impulsion notamment des technologies numériques et du changement de modèle énergétique, le paysage industriel se recompose. Objets connectés, cybersécurité, impression 3 D, moyens de transport autonome ou manufacturing avancé, voilà les ferments des filières industrielles du futur. C’est là qu’il faut mettre le paquet pour se réindustrialiser. C’est là que l’on identifiera les grands industriels de demain.

Certains diront, avec une pointe de nostalgie, que l’industrie n’est plus ce qu’elle était. Et ce sera vrai. Mais cette évolution est une bonne nouvelle. Cette recomposition ouvre un espace pour la France. Elle va permettre à notre pays de se (re)placer dans le paysage industriel mondial comme une destination qui compte, de (re)devenir un acteur de poids. Un changement de paradigme que Bercy devrait méditer à l’heure où le ministre de l’Industrie cherche à définir une stratégie industrielle française en refondant les 34 plans.

Thibaut De Jaegher

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1 commentaire

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07/04/2015 - 20h56 -

Lorsqu’une nouvelle technologie apparaît pour peu qu’elle soit dans le « ton », les besoins deviennent vites mondiaux et... immédiats ! L’industriel qui réalisait autrefois à lui tout seul toute la fabrication des objets mis sur le marché ne peut donc plus répondre à la demande et doit donc s’efforcer de passer des accords de délocalisation et de partenariat .Ces différents acteurs de production deviendront dans le temps à mesure de la baisse de la demande autant de concurrents, dont seuls quelques-uns survivront, pas toujours les plus performants. On peut donc en conclure que si la France souhaite garder un maximum d’industries pour lui permettre d’innover dans tous les secteurs en permanence il faut mettre les moyens dans la transformation des idées en projet et développer parallèlement la protection. Dans cette optique l’INPI me semble être l’intermédiaire adapté pour mettre en relation, les porteurs d’idées ou de projets, les entreprises partie prenantes, et les protections adaptées. Mais j’ai bien peur que les habitudes des administrations, ne soient compatibles avec les réponses adaptées qu’on souhaiterait qu’elles apportent à la crise des emplois. Pourtant en protégeant leurs emplois elles protègent également le leur !
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