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L'Etat dévoile sa stratégie pour favoriser l’impression 3D

Marine Protais

Publié le

Lors d’une visite chez Pollen AM, mardi 21 mars, le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, a annoncé la feuille de route de l’Etat pour favoriser la fabrication additive et combler le retard de la France en termes de taux d’équipement. Elle inclut notamment le dispositif "3D Start PME" pour aider les petites entreprises à adopter la technologie.

L'Etat dévoile sa stratégie pour favoriser l’impression 3D

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Christophe Sirugue veut que la France accélère dans l’impression 3D. Mieux vaut tard que jamais. Mardi 21 mars, à quelques mois de la fin du mandat de François Hollande, le secrétaire d’Etat à l’Industrie a annoncé des mesures visant à pousser l’adoption de cette technologie. Il était alors en visite chez Pollen AM à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), une start-up spécialiste de l’impression 3D, à l’occasion de la semaine de l’industrie. 

"La fabrication additive va changer beaucoup de choses dans l’industrie, probablement tout changer, même s’il faut être prudent. La France, malgré des entreprises innovantes, a un taux d’équipement faible par rapport à d’autres pays. Elle est septième mondiale en termes de parc machines, et quatrième en Europe", constate le secrétaire d’Etat à l’Industrie. L'ambition de Christophe Sirugue est de positionner la France parmi le top 5 mondial de la fabrication additive.

Inciter les PME

Le dispositif phare de la feuille de route de l’Etat, établie avec l’Alliance industrie du futur et des acteurs industriels et universitaires, est le programme "3D Start PME". Il permettra aux entreprises de moins de 2 000 salariés qui feront une demande auprès du Symop et du Cetim de disposer d’un audit pour évaluer l’intérêt de ces technologies, un diagnostic, une aide à la décision et un  accompagnement à la mise en œuvre par des experts, ainsi qu’un accès à des plate-forme de test de faisabilité. Leur investissement sera en partie financé par l'Etat. "A un taux qui reste encore à définir", explique Christophe Sirugue.

Ce dispositif sera déployé à la mi-2018 et sera financé à hauteur de 600 000 euros dans le cadre du programme des investissements d’avenir.

Le programme s’apparente à Robot Start PME, un dispositif lancé en 2013 pour aider les PME à l’achat d’un premier robot. Avec quelques différences toutefois. "Contrairement à Robot Start PME, qui était surtout une aide financière pour pallier le retard de robotisation en France, 3D Start PME mettra l’accent sur l’aide à l’appropriation de la technologie via un accompagnement par des experts. De plus il ne concerne pas seulement l’achat d’une imprimante 3D, mais aussi le recours à des sous-traitants spécialistes de la technologie", explique Jean Sreng, directeur industrie du futur au Cea List, qui a participé à l’élaboration de ce programme. Le dispositif ne devrait pas être perturbé par l’élection présidentielle en mai 2017, car il sera porté par les Régions.

Réseau de plate-formes

Outre ce dispositif, Christophe Sirugue a également annoncé la création d’un réseau de cinq plate-formes technologiques. En fait, il s’agit de s’appuyer sur les plate-formes existantes, notamment celle de l’Additive Factory Hub de Paris-Saclay, inauguré la semaine dernière. Les PME pourront venir tester les technologies sur ces plate-formes.

Le secrétaire d’Etat a par ailleurs précisé que l’Alliance industrie du futur allait constituer une cartographie des compétences existantes de formation pour mettre en place un référentiel et ainsi accompagner les entreprises dans la formation à l’impression 3D.

Enfin, dernière annonce de Christophe Sirugue : "La promotion de l’impression 3D au travers de concours organisés auprès des écoles et des lycées." Comme celui lancé à l’occasion de la semaine de l’industrie avec le groupe Insa et Arts et Métiers Paris Tech, dont les prix seront remis vendredi.

Pour les entreprises du secteur, ces annonces sont évidemment positives. "Le fait que l’Etat s’occupe de la fabrication additive est une bonne chose", affirme Clément Moreau, co-fondateur de Sculpteo, un fournisseur de services en fabrication additive basé à Villejuif (Val-de-Marne).

"C’est formidable que ces considérations sur la fabrication additive remontent jusqu’à l’Etat. Car c’est vrai que la France accuse un retard. Elle compte moins d’imprimantes 3D que l’Italie alors que nous avons plus d’entreprises innovantes dans le secteur. Il y a une appétence pour la technologie, mais aussi une certaine résistance", ajoute Cédric Michel, PDG de Pollen AM.

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