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L'Usine de l'Energie

L'action EDF bondit en Bourse... portée par les propos de Ségolène Royal

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

Les déclarations de la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, Ségolène Royal, sur la prolongation du parc nucléaire et la construction d'une nouvelle génération de réacteurs redonnent des couleurs à l’action d’EDF, qui est traditionnellement malmenée.

L'action EDF bondit en Bourse... portée par les propos de Ségolène Royal

Dans une interview exclusive à l’Usine Nouvelle, la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, affirme que, dans le cadre de la transition vers une économie décarbonnée, la France doit "programmer la construction d’une nouvelle génération de réacteurs, qui prendront la place des anciennes centrales lorsque celles-ci ne pourront plus être rénovées". Elle explique aussi que certains réacteurs pourront être prolongés au-delà de 40 ans.

Il n’en fallait pas plus pour redonner des couleurs au cours de bourse d’EDF. En fin de journée, mardi 13 janvier, le cours grimpait de 5% pour atteindre 22,56 euros. Les analystes voient dans les propos de la ministre une confirmation que la France ne s’engagera pas dans une sortie du nucléaire. Une éventualité qui avait été crainte suite aux premières versions de la loi de transition énergétique.

EDF, contrainte à la transition

Au contraire, la ministre affirme même qu’"une partie du grand carénage a été adoptée par le conseil d’administration d’EDF avec mon accord". Le grand carénage prévoit un investissement de 55 milliards d’euros sur le parc de réacteurs existants pour prolonger leur durée de vie au-delà des 40 ans, sous réserve de l’accord de l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN). De fait, la ministre oppose une fin de non recevoir aux écologistes d’EELV qui exigeaient que les réacteurs soient stoppés après quatre décennies.

La ministre affirme que ce serait "un couperet trop idéologique. Certaines centrales peuvent vivre plus longtemps". Interrogée sur France Info, Cécile Duflot, député EELV de Paris, explique qu’"après le vote de la loi sur la transition énergétique, je regrette infiniment les propos de Ségolène Royal. Comme elle nous avait donné l’habitude d'être moderne sur ces sujets, je trouve cela très dommage"

Pour autant, la ministre ne laisse pas les mains libres à EDF. L’entreprise reste contrainte par le plafonnement de la puissance du parc nucléaire à 63,2 GW, ce qui signifie qu’elle devra bien fermer deux réacteurs quand l’EPR de Flamanville ouvrira en 2017. "À ce stade, c’est Fessenheim puisqu’il n’y a pas d’autres propositions sur la table", explique la ministre qui semble ouverte à d’autres propositions. Mais surtout, elle appelle EDF à s’engager dans le développement des énergies renouvelables. "Quand on est dans une situation de monopole, il est souvent plus difficile d’envisager des mutations… mais aucune entreprise, dans son intérêt, ne peut y échapper. Je sais que la qualité des ingénieurs, des techniciens et des ouvriers d’EDF lui permet de l’imaginer. Ma responsabilité est de pousser EDF à regarder le futur, à continuer à être performante tout en s’ouvrant à de nouveaux secteurs."

Ludovic Dupin

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2 commentaires

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17/01/2015 - 22h58 -

Ségolène déclare dans la même interview que Fessenheim, qui vient d'être rénovée, doit s'arrêter, et que les centrales rénovées pourront être prolongées 20 ans de plus : où est la cohérence ??? L'idéologie dont elle parle est bien dans son camp ! On ne peut lui reprocher de n'avoir aucune culture scientifique, mais alors pourquoi se même-t-elle de donner des leçons aux techniciens d'EDF, dont elle reconnaît quand même les compétences ? Quand le pouvoir politique oublie le principe de subsidiarité et veut se mêler de technologie à la place des industriels alors qu'il n'a pas le début de commencement d'expérience du sujet, c'est le déclin assuré. Si le kWh coûte deux fois plus cher dans 10 ans comme c'est déjà le cas en Allemagne, en raison de l'arrêt injustifié de centrales nucléaires et du développement simultané d'énergies dites renouvelables qui coûtent aux consommateurs d'électricité 7 milliards d'€ de taxes chaque année, on saura que c'est dû à la loi de Transition énergétique et au ministre qui l'a portée. Mais elle ne sera plus aux "affaires", et pourra affirmer sans rougir que c'est la faute à ses successeurs. Quand les politiques veulent faire les choix techniques à la place des industriels, oubliant le principe de subsidiarité, c'est le début du déclin. Que nos politiques s'occupent des réformes des retraites, de la fiscalité, de l'éducation et de la SS, et qu'ils laissent les choix industriels à ceux qui savent.
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Nom profil

17/01/2015 - 09h36 -

Merci et encore merci Ségolène Royal voila des propos qui font plus que rassurer,car l'avenir de notre industrie énergétique donc de notre Pays est en jeu.
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