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L'Usine de l'Energie

Ils ont fait l'industrie en 2014 : Jeff Immelt et son bras de fer pour Alstom

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Publié le

L'année 2014 a été riche en rebondissements pour l'industrie. Ils ont déclaré leur flamme aux entreprises, ils ont pris les commandes d'une grande entreprise, ils ont décroché d'importants contrats... Qui sont ces personnalités qui ont fait l'industrie en 2014 ? L'Usine Nouvelle leur dédie une série. Notre troisième épisode sera consacré à Jeff Immelt, le PDG de General Electric qui a remporté le match contre Siemens, Bouygues et l’ex-patron de Bercy, Arnaud Montebourg, dans la course au rachat d’Alstom.

Ils ont fait l'industrie en 2014 : Jeff Immelt et son bras de fer pour Alstom © General Electric

La vente du géant français de l’énergie a donné lieu à un vrai feuilleton au printemps dernier. Après 2 mois de bataille, c’est finalement General Electric qui a été choisi par le conseil d'administration d'Alstom. La firme américaine a repris l'intégralité des activités Energie du groupe français. 

 

Retrouvez notre dossier : "GE remporte la bataille mondiale autour du pôle énergie d'Alstom"

 

Peu après l'offre de 12,35 milliards d’euros du géant américain pour reprendre le pôle énergie d’Alstom (70% de son activité), fin avril, l'allemand Siemens faisait irruption dans le processus en proposant d’échanger ses trains contre les centrales électriques du français. Le japonais Mitsubishi Heavy Industries et son partenaire Hitachi sont, à leur tour, entrés dans la danse mi-juin pour faire une offre combinée avec Siemens. Mais tous, se sont heurtés à un mur : General Electric, dont le PDG, Jeff Immelt a mené les négociations à leur terme, remportant ainsi le match industriel de l’année 2014. 

Une victoire dans les arrêts face à Arnaud Montebourg et Siemens

"Vous devriez me faire un peu confiance, nous savons ce que nous faisons. Nous savons comment travailler avec les gouvernements. Nous avons une très bonne réputation en France", avait argumenté Jeff Immelt, le 21 mai 2014. Une réponse à Arnaud Montebourg, alors ministre de l’Economie, en charge du dossier au gouvernement et dont la sympathie pour Jeff Immelt n’atteignait pas des sommets. L’ex-patron de Bercy, décidé à remettre au goût du jour le concept "d'Etat actionnaire" avait déclaré : "Nos entreprises ne sont pas des proies mais des entités puissantes capable d’affronter, avec des alliés, la mondialisation." La solution selon Montebourg c’était l’alliance stratégique ou le rachat par l'Etat, pas la vente de la branche énergie.

Lorsqu’il a fallu exprimer ses préférences, le gouvernement français signait un blanc-seing à l’allemand Siemens, mais là encore, Jeff Immelt bénéficiait d’un soutien de poids : celui des salariés d’Alstom. Ces derniers, plus favorables à un rachat par General Electric, ont renforcé la détermination de Jeff Immelt, qui a finalement remporté la mise grâce à une offre jugée plus solide que celle de son concurrent allemand.

Capitaine de l’une des plus grosses firmes industrielles de la planète, Jeff Immelt a indéniablement marqué l’actualité en 2014. L’homme peut compter sur un chiffre d’affaires de General Electric de près de 150 milliards de dollars et le soutien de ses 300 000 salariés à travers le monde pour continuer à s’imposer en 2015.

 

Wassinia Zirar

 

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