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Evaluer les start-up, un nouveau métier sur lequel Early Metrics se positionne

Arnaud Dumas , ,

Publié le

Early Metrics veut devenir le tiers de confiance incontournable entre les start-up et les investisseurs, qu’ils soient fonds d’investissement ou entreprises. Créée il y a deux ans, elle a déjà noté 600 start-up selon une méthodologie interne évaluant le potentiel de développement des jeunes pousses. Explications. 

Evaluer les start-up, un nouveau métier sur lequel Early Metrics se positionne
Antoine Baschiera, cofondateur d'Early Metrics

La French Tech bouillonne ! Les start-up se créent à la pelle, les business angels s’en donnent à cœur joie et même les grandes entreprises cherchent à s’attirer les faveurs de ces sociétés innovantes. Pour se repérer dans cet écosystème en évolution constante, une jeune société veut se positionner en tiers de confiance pour évaluer le potentiel des start-up naissantes au profit des grands groupes et des investisseurs.

"Depuis notre création il y a presque deux ans, nous avons déjà noté 600 sociétés et nous travaillons pour une centaine de clients dont la moitié d’investisseurs en capital et la moitié de grands groupes comme LVMH, Airbus, Renault, etc.", déclare Antoine Baschiera, cofondateur d’Early Metrics. Passée de deux salariés à une vingtaine en un an et demi, Early Metrics note aujourd’hui près d’une soixantaine de nouvelles start-up tous les mois.

LES DIFFÉRENTES UTILISATIONS

Pour les entreprises clientes, les utilisations peuvent varier en fonction des services. "Le service achat aura plutôt tendance à nous demander de noter une société ciblée, pour évaluer un fournisseur, tandis que les directions de la stratégie ou de l’innovation utiliseront à la fois l’abonnement mensuel et la notation à la demande", remarque Antoine Baschiera.

La méthode d’évaluation développée par Early Metrics se différencie par ailleurs de celle des agences de notation de par la nature même de sa cible. Analyser la viabilité d’une start-up, dont la valeur repose plus sur son potentiel de développement que sur son chiffre d’affaires annuel, nécessite une méthodologie adaptée, différente de l’analyse de risque de défaut de crédit employée par les grandes agences de notation.

UNE CINQUANTAINE DE CRITÈRES

"Nos critères sont plutôt extra-financiers", résume Antoine Baschiera. Early Metrics a défini une cinquantaine de critères portant à la fois sur la qualité du management de la start-up (maîtrise technique, motivation financière des dirigeants, complémentarité des compétences, etc.), sur le projet et la technologie (capacité d’exécution, faisabilité économique, etc.) et sur l’écosystème de la start-up (profondeur du marché, analyse concurrentielle, analyse de la réglementation, etc.).

Les notes données pour chaque critère et leurs coefficients définis par le comité scientifique d’Early Metrics, permettent d’aboutir à une notation globale sur 100. Sur les 600 jeunes pousses notées, la plupart se situe… dans la moyenne. "C’est une véritable courbe gaussienne, s’amuse Antoine Baschiera. Cela permet de comparer les sociétés entre elles, nous pouvons par exemple dire à un client que telle société se trouve dans le top 15 % des start-up de son secteur."

UN OUTIL D’AIDE À LA DÉCISION

Le jeune entrepreneur reste néanmoins prudent sur les comparaisons entre les notes. "Ce sont des acteurs très hétérogènes, il y a donc toujours besoin d’explications avec la note", soutient Antoine Baschiera. Une société en début de parcours très bien notée peut ainsi s’avérer plus prometteuse qu’une société plus avancée avec la même note.
Cette évaluation du potentiel des start-up, si difficile à percevoir et à quantifier, fait toute la difficulté de l’exercice d’Early Metrics. La jeune agence de notation fournit un précieux outil d’aide à la décision aux grands groupes, en leur mâchant une partie du travail. Bonne nouvelle pour Early Metrics, la jeune société constate depuis sa création une forte montée en charge de la stratégie orientée vers les start-up de ces acteurs établis. "C’est bon pour notre business !",  explique Antoine Baschiera.

Poursuivre l’internationalisation  

Sur son propre développement Early Metrics ne cache pas des ambitions globales. "Nous voulons prendre une position de référence pour qu’à terme toute décision d’engagement vis-à-vis d’une start-up intègre la notation d’Early Metrics, témoigne l’entrepreneur. Il nous faut donc poursuivre notre internationalisation et grossir en taille."

L’agence a déjà ouvert un bureau à Londres et développe des collaborations dans d’autres pays comme Israël ou la Suisse. Aujourd’hui, près de 30 % des sociétés notées sont étrangères.

Il ne s’agit toutefois pas d’une agence de notation comme les autres. Elle ne se fait pas rémunérer par les sociétés qu’elle note, contrairement aux agences comme Standard & Poor’s, Fitch ou Moody’s. La notation est gratuite pour les start-up (qui n’auraient pas les moyens de payer !), ce sont les utilisateurs de la note qui paient. Soit pour un abonnement, qui leur donne accès aux nouvelles notations mensuelles des sociétés détectées par Early Metrics, soit pour l’analyse à la demande d’une start-up ciblée. Le coût ? Entre 50 000 et 150 000 euros par an.

 

 

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