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[Edito] Le Brexit, dernier syndrome du populisme

Pascal Gateaud , , ,

Publié le

[Edito] Le Brexit, dernier syndrome du populisme © BackBoris2012 Campaign CC Flickr

Il faut avoir assisté au moins une fois à un discours de Boris Johnson, figure de proue du Brexit. L’ancien maire de Londres sait mieux que quiconque saisir l’air du temps, quitte à tordre la réalité, pour mieux capter l’attention de son auditoire. Son allure négligée, pour ne pas dire débraillée, aide à faire oublier qu’il est un pur produit de l’élite anglaise.

Prenant le contrepied de ses déclarations d’hier, quand il présentait la capitale du Royaume-Uni comme le modèle des villes monde, cosmopolite et ouverte, "Boris" n’aura reculé devant rien ces derniers mois, cédant à la pire démagogie xénophobe pour mieux conforter les Britanniques dans leur europhobie.

Boris Johnson incarne la victoire des pro-Brexit et sera peut-être amené, demain, à succéder à David Cameron, au 10, Downing Street.

« Il revient à l’Europe des 27 restants d’apporter rapidement la preuve que le Brexit est une erreur historique »

Il lui reviendra alors de négocier la sortie du Royaume-Uni de l’Europe. Les premières réactions en France et partout ailleurs sur le Vieux Continent ne trompent pas. Ce carton rouge adressé à Bruxelles et aux 27 autres Etats membres de l’Union européenne témoigne du populisme ambiant. Il est à craindre que si une telle consultation était organisée demain en France, si ce n’est en Allemagne, le résultat serait peu ou prou le même. L’Union n’est d’ailleurs pas à l’abri d’un tel référendum, demain, dans un des pays d’Europe centrale et orientale.

La chute du mur de Berlin, en 1989, et la réunification de l’Europe qui a suivi ont fait oublier la grandeur du projet européen : garantir la paix et le développement sur un continent qui n’avait jamais cessé de se déchirer. Les élargissements trop rapides de l’Union européenne, l’opacité du fonctionnement des instances européennes, la crise de 2008-2009 et le chômage de masse, les difficultés de la zone euro, les ratés de l’espace Schengen et l’absence d’une politique d’immigration commune… Les raisons ne manquent pas de critiquer la construction européenne. Mais vouloir croire qu’il sera plus facile, seul, de répondre aux enjeux de la mondialisation, tient du vœu pieux.

Le Brexit conduira-t-il le Royaume-Uni vers un nouvel isolationnisme, un nouveau splendide isolement ? Il revient à l’Europe des 27 restants d’apporter rapidement la preuve que le Brexit est une erreur historique. Sous peine d’être condamnée à un long dépérissement...

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