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Quotidien des Usines

David Simonnet, patron d’ETI, en marche vers l’Assemblée nationale

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Publié le , mis à jour le 17/05/2017 À 10H42

Parmi les candidats à la députation, issus de la société civile que le mouvement d’Emmanuel Macron promeut, on croise quelques industriels. David Simonnet, 47 ans, dirigeant de l’ETI de chimie fine, Axyntis est l’un d’eux. Qu'est ce qui le fait courir ?

David Simonnet, patron d’ETI, en marche vers l’Assemblée nationale
David Simonnet, PDG d'Axyntis et candidat La République en marche dans la 5 ème circonscription du Loiret
© DR.

Vendredi 12 mai matin, avant même l'investiture d'Emmanuel Macron, David Simonnet a lancé la fabrication de ses affiches. Puis, il a filé sur les routes du Loiret rejoindre une réunion de militants d’En marche pour organiser sa campagne dans la 5 éme circonscription de ce département. Il sait qu’elle sera courte. Quatre semaines. Il n’y a pas de temps à perdre, pour celui qui doit affronter une députée sortante Les républicains bien implantée, et un candidat FN dont le parti a réalisé sur place 45 % au deuxième tour de la présidentielle. Qu’est ce qui a poussé ce patron à s’investir en politique, quel est son parcours, comment compte-t-il convaincre ?

Si David Simonnet est un nouveau venu en politique, en réalité il s’intéresse depuis longtemps à la chose publique : "J’ai toujours considéré que les frontières de l’entreprise ne sont pas physiques ou juridiques, c’est un écosystème. Il faut réfléchir à la dimension politique." Membre du Cercle du journal Les Echos, il publie régulièrement des tribunes sur des sujets variés. L’une d’entre elle militait pour déverrouiller la défiance qui existe entre le secteur privé et le secteur public. Prônant une "meilleure connaissance de l’entreprise par les fonctionnaires" et dans le même mouvement "une plus grande implication des chefs d’entreprises dans l’action publique".  "Le privé et le public sont un bien commun pour la France", concluait-il.  Dans ces tribunes, il insistait aussi sur un choc d’offre et invitait  les politiques à promouvoir les ETI, clé de développement des territoires. La sienne, créé il y a 10 ans, est implantée dans cinq d’entre eux dont Calais, Montluçon, Grasse, avec un cœur de l’entreprise à Pithiviers (45). Le dynamisme économique est pour lui "le" grand enjeu pour éviter la "désocialisation des jeunes".

Fascistes et patrons, à ne pas mettre dans le même sac

 Il revendique de n’avoir jamais fermé un site, ni mis en œuvre de plan social, se dit "révulsé que certains aient pu renvoyer dos à dos dans l’entre-deux tours fascistes et patrons."  Il part, joyeux, au combat sur cette terre qui a vu grimper le Front national. Sa stratégie pour convaincre, c’est la pédagogie. "Il faut réconcilier les Français avec l’entreprise. Elle doit contribuer au bien commun et faciliter l’intégration." L’ancien élève de l’Essec a longtemps enseigné en classe préparatoire HEC et il dispense désormais des cours  à  L'université Paris 1 dans des cours sur la création et la gestion d’entreprise. Il vient de faire paraître un Que sais-je sur "les 100 mots de l’entreprise".

Côté militantisme, si David Simonnet a collé des affiches pour Bayrou en 2007 et  participé à quelques réunion publiques en 2012 pour François Hollande, c’est la première fois qu’il pousse l’engagement aussi loin. Car il est parfaitement en phase avec le projet d’Emmanuel Macron. Il a envoyé sa demande d’investiture  48 heures après l’ouverture du site.

Pour conjuguer sa vie de PDG et sa campagne électorale, il a réorganisé très simplement son emploi du temps. "En gros je consacre deux ou trois heures par jour à mon entreprise. Et le reste, tout le reste c’est pour la campagne. J’ai de la chance, je dors quatre heures par nuit", se réjouit-il. Pour la suite, s’il est élu, ce patron, également officier de réserve, réorganisera la direction de l’exécutif de son entreprise.

C’est tout à fait gérable selon lui car il a "une solide équipe"  avec qui il travaille depuis dix ans. Il a installé sa vie personnelle depuis quelques temps à Pithiviers et s’apprête à sillonner le département, il veut répondre aux problématiques locales mais n’oublie pas qu’éventuellement élu, il sera un élu de la nation. "Pas une phrase du programme ne me pose problème, je vais tout promouvoir, la réforme de la formation, l’assouplissement du droit du travail, la flexisécurité … ". La pédagogie encore et toujours,  comme le leader du mouvement auquel il a adhéré.

 

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