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Quotidien des Usines

[Comparons les programmes] Quel sort les candidats réservent-ils aux 35 heures?

Cécile Maillard , , , ,

Publié le

A J-3 du premier tour de l'élection présidentielle, la rédaction de L'Usine Nouvelle vous propose de comparer point par point les programmes des principaux candidats. Quel sort François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon réservent-ils aux 35 heures ?

[Comparons les programmes] Quel sort les candidats réservent-ils aux 35 heures?

François Fillon

Il veut supprimer la durée légale du travail et laisser les entreprises négocier des accords locaux. La seule limite sera celle imposée par l’Union européenne, d’un maximum de 48 heures par semaine. Aucun accord ne pourra se traduire par une réduction de salaire. Faute d’accord d’entreprise ou de branche, la durée du travail sera fixée à 39 heures.

 

Benoît Hamon

Il ne supprime pas les 35 heures, mais souhaite encourager la réduction collective du temps de travail sur la base du volontariat, avec par exemple une incitation financière pour les entreprises. Il supprimerait la loi Travail, qui permet de déroger aux 35 heures par accord majoritaire. Benoît Hamon veut par ailleurs créer un droit inconditionnel au temps partiel "avec compensation salariale". Objectif de long terme : permettre aux actifs de dégager du temps pour se mettre au service de la collectivité, ce temps de "non-travail" étant reconnu dans le calcul des droits à la retraite.

Marine Le Pen

Elle souhaite conserver les 35 heures. La durée hebdomadaire du travail ne pourrait être modifiée qu’après négociation dans les branches, avec une compensation salariale intégrale (37 heures payées 37). Elle veut maintenir la majoration actuelle des heures supplémentaires, et rétablir leur défiscalisation.

Emmanuel Macron

Il ne touche pas à la durée légale du travail de 35 heures, mais facilite les dérogations à cette règle en ouvrant la possibilité d’y déroger par accord d’entreprise. Il va plus loin que la loi El Khomri, puisque ces accords d’entreprise pourront être validés par un référendum auprès des salariés organisés par la direction – la loi Travail réserve l’organisation du référendum aux syndicats représentant 30% des salariés et ayant signé l’accord. Faute d’accord d’entreprise, l’accord de branche, lui aussi pouvant être dérogatoire aux 35 heures, s’appliquera. Emmanuel Macron ne rétablit pas la défiscalisation des heures supplémentaires (elles seront imposables), mais préconise leur exonération de charges sociales, ce qu'elles ont déjà connu par le passé.

Jean-Luc Mélenchon

Il réclame une véritable application des 35 heures, c’est-à-dire la fin de tous les dispositifs qui permettent d’assouplir la durée légale du travail (annualisation, horaires fractionnés...), la majoration renforcée des heures supplémentaires (+25% pour les 4 premières, contre les 8 premières actuellement, + 50% au-delà), la limitation des forfaits-jours aux seuls cadres exerçant des fonctions d’encadrement. L’abrogation de la loi El Khomri supprimera la possibilité de déroger aux 35 heures par accord d’entreprise ou de branche. Son objectif : passer à la semaine de 4 jours, avec 32 heures hebdomadaires, notamment pour les salariés travaillant la nuit ou exerçant un métier pénible.

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