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Bruno Le Maire et Gérald Darmanin se partagent Bercy

Solène Davesne

Publié le

Deux hommes de droite arrivent au ministère de l’Economie et des Finances, à Bercy. Bruno Le Maire est nommé ministre de l’Economie, tandis que Gérald Darmanin sera ministre des Comptes Publics

Bruno Le Maire et Gérald Darmanin se partagent Bercy
ministère de l’Economie et des Finances, à Bercy

La reconfiguration du paysage politique voulue par Emmanuel Macron passe par le ministère de l’Economie et des Finances. Pour prendre les rênes du paquebot de Bercy, le Président de la République a choisi de nommer deux hommes politiques de droite. Bruno Le Maire, candidat malheureux à la primaire de la droite, va piloter le ministère de l’Economie, un poste occupé jusqu'à l'an dernier par Emmanuel Macron lui-même puis Michel Sapin, assisté de Christophe Sirugue pour l'industrie et le numérique. Gérard Darmanin hérite lui du portefeuille de "l'action et des comptes publics".

Leur nomination ne doit rien au hasard. En leur confiant des portefeuilles stratégiques – et qui constituent le cœur du programme de la droite, le Président de la République entend fracturer encore un peu plus LR déjà déboussolé par la nomination d’Edouard Philippe à Matignon. Le président de la République assume ainsi sa volonté d’appliquer son agenda de tendance plutôt libéral en économie.

Deux hommes politiques de droite

Les deux hommes figuraient sur la liste des 22 parlementaires de droite appelant à ne pas refuser la "main tendue" du nouveau gouvernement. Les chantiers qui les attendent sont importants. Ils vont devoir maintenant mettre en musique la baisse d’impôt sur les sociétés et l’adoption d’une nouvelle loi de simplification pour les entreprises, qui devraient être présentée avant même les législatives. Ils devront aussi donner forme au plan d'investissement de 50 milliards d'euros.

A 48 ans, Bruno Le Maire avait essayé d’incarner le renouveau lors des primaires de la droite et du centre. Avant d’être balayé avec 2,4 % des voix au premier tour. Le député de l’Eure avait ensuite rapidement pris ses distances avec François Fillon lors de la campagne présidentielle. Germanophone et écrivain à ses heures, comme le Premier ministre Edouard Philippe, l’ancien ministre de l’Agriculture de Nicolas Sarkozy de 2009 à 2012 partage plusieurs des propositions d’Emmanuel Macron.

Pendant la campagne des primaires, dans les 1000 pages de son programme fleuve, l’énarque, ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin au quai d'Orsay, avait milité pour la transformation du CICE en baisse de charges pérennes par exemple et la réduction de 80 milliards d’euros de déficit public sur le quinquennat. Il était aussi favorable aux ordonnances. Autre priorité commune : l’importance de l’échelon européen et du couple franco-allemand. Une position qu'il devra défendre, lors des réunions de l'eurogroupe à Bruxelles mais aussi pour renforcer les instruments de défense commercial en Europe réclamé par Emmanuel Macron.

60 milliards de baisse de dépenses à réaliser

A 34 ans, le maire de Roubaix Gérard Darmanin n’a lui jamais exercé de responsabilité ministérielle mais a pour lui d’être fin manœuvrier. L’étoile montante de la droite, est proche de Xavier Bertrand dont il était le vice-président au Conseil régional des Hauts-de-France, et avait été le porte-parole de Nicolas Sarkozy en 2014. Entre les deux hommes, les relations oscillent entre le chaud et le froid. Mais à l’automne 2016, Gérard Darmanin était revenu auprès de l’ancien président de la République pour organiser sa campagne des primaires. Respnsable de la modernisation de l'action publique et du budget, sa tâche devrait toutefois s’annoncer difficile.

Il aura à charge de réaliser les 60 milliards d’euros de baisse des dépenses publiques promises par Emmanuel Macron et la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires. Un objectif moins ambitieux que celui mis en avant par la droite lors de la campagne. Autre dossier épineux : le respect des 3 % de déficit public. Le nouveau président s’est engagé à rester dans les clous du pacte de stabilité européen. Mais la Commission européen table déjà sur 3,2 % de déficit pour 2016. Avec Bruxelles, les discussions risquent de se tendre rapidement.

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