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L'Usine Matières premières

Bpifrance s’associe à la relance de l’usine papetière de Voreppe

Arnaud Dumas , , , ,

Publié le

C’est le deuxième investissement du fonds "Société de projets industriels" de Bpifrance. La banque publique s’est associée avec Springwater Capital, une société d’investissement, pour reprendre le site papetier isérois de l’ex-Vertaris, liquidé en 2012. Un projet à 33 millions d’euros.

Après près de trois ans d’interruption, la production sur le site de Voreppe (38) devrait bientôt redémarrer. Le fonds Springwater Capital, qui a repris l’usine en 2014, vient de s’associer avec Bpifrance pour relancer l’activité du papetier.

"Springwater a pris contact avec Bernard Nicaise, notre directeur régional, qui a tout de suite perçu l’intérêt du projet, explique Magali Joessel, la directrice du pôle d’investissement dans les projets industriels de Bpifrance. L’investisseur souhaitait s’associer avec un partenaire financier pour partager la prise de risque et bénéficier d’une meilleure connaissance du terrain."


Les deux partenaires créent une société commune, baptisée Ecocis, dans laquelle ils investissent 33 millions d’euros. Bpifrance détient 45 % du capital, Springwater le reste. La banque publique intervient au travers de son fonds "Société de projets industriels", doté de 425 millions d’euros issus du Programme des investissements d’avenir. Ce fonds, proche d’un fonds d’infrastructure, présente la particularité d’investir des sommes importantes (entre 10 et 80 millions d’euros) dans des joint-ventures avec des entreprises ou des investisseurs dans le but de créer de nouvelles capacités industrielles. Il s'agit de son deuxième investissement, après celui réalisé avec Cnim dans le solaire au mois de juin dernier.


Deux liquidations successives
L’arrivée du fonds Spi dans le projet va permettre de remettre l’usine sur les rails. Celle-ci a en effet connu une histoire chaotique. Spécialisée à l’origine dans la production de papier pour la presse, elle a été frappée par la baisse de la demande et les tensions sur ce marché. En 2008, la société Matussière et Forest met la clé sous la porte. Repris par Verteris, l’activité est de nouveau liquidée quatre ans plus tard, en 2012.

Pour ne pas perdre l’actif industriel, la Communauté de commune du pays Voironnais l’a racheté et a géré le gardiennage jusqu’à l’arrivée de Springwater.


Avec Ecocis, les deux nouveaux associés veulent repositionner l’usine sur des marchés plus porteurs. L’usine de Voreppe ne fabriquera plus de papier, mais de la pâte à papier produite à partir de matière recyclée. L’outil industriel a pour cela été revu, avec l’ajout notamment d’un sécheur acquis en Finlande, dont l’installation sur le site a été achevée durant l’été. Ces technologies devraient garantir la fabrication d’une pâte à papier recyclée de même qualité qu’une pâte vierge.


"Le marché de la pâte à papier est moins fluctuant et dispose de beaucoup plus de débouchés", explique Magali Joessel.

La production d’Ecocis pourra servir ainsi aussi bien à la fabrication de papier, que de carton ou d’emballage. La spécialisation dans l’économie circulaire devrait aussi jouer en sa faveur. "Le contexte réglementaire pousse les fabricants à utiliser plus de matière recyclée", remarque Jules Domenichini, le représentant parisien de Springwater Capital.


80 millions d’euros de chiffre d’affaires prévu
Les actionnaires assurent que des clients se sont déjà montrés intéressés. "Un gros client voulait prendre un tiers de notre production, souligne Jules Domenichini. Nous avons dû refuser car nous voulons diversifier la base de clientèle."

En rythme de croisière, Ecocis devrait réaliser 80 millions d’euros de chiffre d’affaires. Pour 2016, l’année de démarrage, il devrait se situer entre 55 et 60 millions d’euros.


En termes d’emplois, le papetier prévoit de recruter des opérateurs d’ici la fin de l’année pour démarrer l’exploitation début 2016. D’une dizaine de personnes chargées de la remise à niveau du site aujourd’hui, l’usine de Voreppe devrait passer à 70 personnes en 2016. Bien loin des 600 salariés présents sur le site avant les liquidations successives.


Mais des projets d’extension de l’activité sont déjà dans les cartons. Ecocis prévoit à terme de valoriser les boues issues de la production de pâte à papier. Celles-ci pourront servir à la fabrication de matériau isolant, ou encore à la production de biomasse. Avec, à la clé, d’autres emplois potentiels.

Arnaud Dumas

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