Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Election présidentielle 2017

Benoît Hamon précise les contours de la taxe sur les robots

Arnaud Dumas , ,

Publié le

La contribution sociale sur les robots viendra alimenter un fonds "transition travail", a précisé Benoît Hamon le 16 mars. Elle servira à financer la création de nouveaux emplois, pour remplacer ceux détruits par la robotisation. Et à financer des formations pour la reconversion des salariés. Reste à savoir comment cette nouvelle taxe serait mise en œuvre.

Benoît Hamon précise les contours de la taxe sur les robots
Benoît Hamon, le candidat du parti socialiste.
© Flickr c.c. - Parti Socialiste

Benoît Hamon a détaillé son programme, juste avant sa grande manifestation à l’AccorHotel Arena de Paris Bercy dimanche 19 mars. Le candidat du parti socialiste a notamment précisé les contours de sa taxe sur les robots. Celle-ci visera à "alimenter un fonds de transition travail, dont la mission sera de créer autant d’emplois nouveaux que ceux qui disparaîtront et de financer la formation des salariés à ces nouveaux métiers."

Le député des Yvelines n’oublie pas de faire référence à son soutien surprise. "Je reprends là l’idée de Bill Gates", souligne-t-il, en référence à l’interview accordée par le milliardaire à Quartz le 17 février 2017. Bill Gates soutenait l’idée d’une taxation des robots, notamment pour financer des emplois que les robots ne peuvent pas occuper.

Dans l’idée de Benoît Hamon, seules les entreprises dont la modernisation de l’outil de production entraîne des réductions d’emploi sont visées par cette taxe robot. "L’idée c’est de faire en sorte qu’on ne pénalise pas les entreprises dont l’équipement robotique ou en intelligence artificielle augmente la production globale, l’emploi et la capacité de redistribution aux salariés", précise Guillaume Balas, le député européen en charge de la coordination du projet de l’équipe de Benoît Hamon. Celles-ci seront donc exonérées de cette contribution sociale sur la valeur ajoutée des robots.

Incertitudes sur la définition des robots taxables

Reste à savoir comment l’équipe de Benoît Hamon compte mettre en œuvre une telle taxe. Il faut en effet à la fois savoir comment définir un robot taxable et réussir à tracer les emplois perdus – ou gagnés – avec l’investissement dans l’automatisation. Pour cela, Guillaume Balas explique vouloir se reposer sur une concertation avec les partenaires sociaux au niveau des branches, pour évaluer les répercussions sur l’emploi. Il prévoit par ailleurs de mettre à contribution les collectivités locales, pour mieux comprendre les impacts sur les bassins d’emploi.

Mais Benoît Hamon veut néanmoins inciter les entreprises à investir dans leurs outils. Là encore il joue la carte de la fiscalité en prévoyant une modulation de l’impôt sur les sociétés à la hausse ou à la baisse. Celles qui investissent bénéficieront d’une baisse de taux. Celles qui "captent les bénéfices et les redistribuent sous forme de dividendes" seront en revanche pénalisées.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus