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Au fait, on y fait quoi à Station F ?

Arnaud Dumas

Publié le

Station F, le campus parisien aux 1000 start-up, est inauguré jeudi 29 juin au soir en présence du président de la République, Emmanuel Macron, et de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Retour sur les différentes facettes de ce gigantesque projet dans lequel Xavier Niel a investi 250 millions d’euros.

Au fait, on y fait quoi à Station F ?
Station F a été construite dans un ancien bâtiment ferroviaire, dans le 13ème arrondissement de Paris.

Ce n’est pas un incubateur, ce n’est pas un accélérateur, ce n’est pas un hôtel de start-up, ce n’est pas un espace évènementiel… C’est en fait tout cela à la fois. Station F se définit comme un « campus de start-up ». Un endroit où les jeunes pousses de la tech pourront trouver tout ce dont elles auront besoin pour se développer.

Xavier Niel, le fondateur de Free, est à l’origine de ce gigantesque lieu de rassemblement de la French Tech. Il en a eu l’idée, a développé le concept et l’a financé à hauteur de 250 millions d’euros. Il l’inaugure le 29 juin 2017 en présence du président de la République, Emmanuel Macron, et de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Des invités de marque pour un projet dont l’ambition affichée est de fournir une vitrine de l’écosystème français à l’international. A l’instar de la Silicon Valley pour les Etats-Unis, Station F veut devenir le lieu où aller pour se confronter aux start-up tricolores.

Reste à attirer les jeunes pousses dans le 13ème arrondissement de Paris, un quartier qui n’est pas encore celui des start-up. Pour y parvenir, Station F va cumuler les casquettes et leur fournir plusieurs types de services.

1- On accompagne des start-up

Au cœur de l’immense nef se tiendra l’espace start-up du campus. Station F promet près de 3000 postes de travail pour environ 1000 jeunes entreprises. Leur ticket d’entrée sur le campus, elles l’obtiendront auprès de l’un des 21 programmes d’accompagnement développés par différents partenaires.

Station F aura bien entendu son propre accélérateur. Le "Founders program" comptera une centaine de start-up en phase d’amorçage, qui auront accès aux différents événements, à des avantages sur les services et logiciels, ainsi qu’au réseau d’entrepreneurs du campus et aux différents partenaires sur place, notamment les capitaux-risqueurs. Les start-up ont jusqu’au 3 juillet prochain pour candidater et commenceront le programme d’accélération en octobre 2017. Pour un coût de 195 euros par poste de travail et par mois.

En plus de son accélérateur maison, Station F accueille 21 autres projets d’accompagnement. Ceux-ci sont mis en place par des grands groupes partenaires. Les start-up auront le choix entre différentes thématiques portées par ces programmes, avec l’avantage de bénéficier d’un accès privilégié à un grand compte.

Des réussites du numériques se sont positionnées, comme l’américain Facebook avec son start-up garage dédié aux jeunes pousses de la data, le danois Zendesk qui lance son incubateur spécialisé dans la relation client, ou le français Vente-privée et son accélérateur pour start-up de la mode.

On trouve également d’autres types de projet comme l’incubateur d’HEC, l’accélérateur sur l’intelligence artificielle de Microsoft et l’Inria, le programme d’Ubisoft sur les jeux vidéo ou encore le Moovelab dédié à la mobilité du Conseil national des professions de l’automobile (CNPA).

2- On y loue des bureaux

En dehors de ces programmes, les start-up françaises et internationales pourront aussi utiliser l’ancienne Halle Freyssinet comme point de chute parisien. Pour 900 euros par an et par personne, ces entrepreneurs pourront accéder au campus et à son écosystème pendant cinq jours par mois.

Certains partenaires disposeront également de leurs propres bureaux sous la halle. Par exemple, Zendesk, l’éditeur de logiciel de gestion de la relation client, a décidé d’y installer son antenne parisienne. Ashoka, le réseau d’entrepreneurs sociaux, y aura également son bureau et servira de référence sur l’innovation sociale pour les start-up du campus.

Les start-up côtoieront des voisins de marque. L’ancien président François Hollande aura lui-aussi son pied-à-terre à Station F, pour sa fondation "La France s’engage".

Trois investisseurs en capital seront par ailleurs présents sur le site. Daphni, le fonds lancé par Marie Ekeland (ancienne co-présidente de France Digitale), Kima Ventures, la société d’investissement de Xavier Niel, et Ventech seront voisins des start-up. De quoi avoir accès, en primeur, à ce vivier de licornes en puissance et, pour les start-up, de se confronter à l’univers de la finance.

Des services seront par ailleurs à disposition sur place des membres du campus, comme un bureau de poste. Ils pourront également entamer le prototypage de leurs produits dans le fablab de Techshop, l’initiative de Leroy Merlin. Un atelier de 650 m2 équipés de machines industrielles sera à leur disposition.

3- On y crée des événements

Station F veut devenir la référence incontournable des start-up à Paris. Le gigantesque campus compte se rendre visible en accueillant de nombreux événements liés au domaine de la tech, dans l’un de ses 8 espaces dédiés, dont un auditorium.

Des conférences maisons seront également organisées par l’équipe de Station F. Ouverts aux start-up hébergées, ils leur permettront également de se constituer un réseau, notamment auprès des grands comptes qui seront invités. L’équipe événementielle de Station F veut également organiser des conférences avec des personnalités en dehors de la tech, comme des philosophes, des écrivains, etc., pour ouvrir l’esprit des entrepreneurs.

4- On se détend !

Le campus de start-up veut tout faire pour garder ses start-uppers à demeure. Il promet d’installer des jeux pour permettre aux start-upper de se détendre pendant leurs longues journées au travail – on attend le fameux babyfoot, incontournable dans les bureaux des start-up. Des douches seront également disponibles, si les séances de jeux s’avèrent trop intenses.

Un grand espace de restauration, ouvert en permanence, leur permettra de se restaurer à toute heure. Il sera également ouvert au public, de quoi ouvrir un peu Station F sur la ville.

Enfin, en 2018, le campus de Station F sera complété par une résidence d’accueil des start-upper. Située à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), à une dizaine de minutes de la halle Freyssinet, elle pourra accueillir 600 jeunes start-upper dans une centaine d’appartements en colocation.
 

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2 commentaires

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05/07/2017 - 17h56 -

Un bureau de poste, la belle affaire ! Pour quoi faire ?
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Nom profil

30/06/2017 - 22h24 -

Bull Shit ! C'est pour rentabiliser les 250M€ ... parions qu'aucune Licorne ne sortira de station F ... Le Google français n'existerat pas. L'écosystème est phagocyté par le CAC 40 et qlq financiers à la recherche de réduction d'impôt . Ne vous y trompez pas, 1% d'investissement à Paris contre 25 dans la Silicon Valley ...
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