Usine Nouvelle

S’inscrire à la newsletter
Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Campus

Le palmarès des écoles d’ingénieurs 2016

, , ,

Publié le

Exclusif Les établissements prestigieux gardent la tête du classement 2016 des écoles d’ingénieurs. Mais le numérique et l’entrepreneuriat bousculent le palmarès.

Le palmarès des écoles d’ingénieurs 2016 © Pascal Guittet

Conservateur, figé, le système des écoles d’ingénieurs à la française ? Le reproche revient régulièrement, mais il suffit de se pencher sur le classement 2016 de « L’Usine Nouvelle » pour être détrompé. Des écoles déjà réputées montent sur le podium (Mines Nancy et UTC), juste derrière l’indétrônable Polytechnique. Des établissements privés, comme l’Esilv et l’Isep, se mêlent aux « grandes écoles » du public. Et nombre d’établissements bougent, dans un sens ou dans l’autre ! Des mouvements qui illustrent les changements en cours dans la formation des ingénieurs, changements qui eux-mêmes reflètent l’évolution à grande vitesse de l’industrie.

Consultez aussi notre classement 2016 des écoles d'ingénieurs spécialisées dans le numérique

La transformation numérique des entreprises ne peut que maintenir sur le devant de la scène de grandes écoles comme Télécom ParisTech, mais profite aussi à des écoles, de création plus récente ou qui ont pris au bon moment le virage du numérique. Un nouveau paramètre fait évoluer le classement : l’introduction cette année d’un critère portant sur l’entrepreneuriat. L’idée est d’évaluer la capacité des écoles à détecter et à promouvoir les vocations et les talents d’entrepreneurs chez les élèves. Car le phénomène prend de l’ampleur depuis quelques années. Une part de moins en moins négligeable des étudiants, parfois dès la première année, suivent le cycle ingénieur avec l’idée bien ancrée de créer rapidement leur entreprise. Rapidement, c’est-à-dire dès leur diplôme en poche, et parfois même avant ! Incubateurs et accélérateurs de start-up fleurissent alors sur les campus des écoles, tandis que des coachs issus des entreprises – souvent d’anciens élèves – viennent apporter conseils et soutiens.

L’insertion professionnelle, critère déterminant

Pour tenter de chiffrer ce mouvement, le classement 2016 a donc pris en compte le nombre de start-up créées par les élèves depuis trois ans. Mais, comme chaque année, l’objectif de ce palmarès est de classer les écoles selon les grands critères qui comptent dans la formation des ingénieurs de demain, répartis en douze indicateurs. L’insertion professionnelle reste bien sûr un critère déterminant, notamment le salaire de première embauche, pour les candidats aux concours comme pour les bacheliers visant une école à prépa intégrée. La dimension internationale, désormais incontournable dans la plupart des établissements, se reflète dans la diversité des élèves, mais aussi dans la part des doubles diplômes réalisés à l’étranger. Enfin, l’environnement de recherche dans lequel évoluent les élèves a été évalué sur quatre critères, en mettant l’accent sur la production scientifique (le nombre de publications) des laboratoires hébergés dans les écoles.
Le point commun de tous ces critères ? Ils sont au cœur des relations entre les écoles et les entreprises dans lesquelles les futurs ingénieurs iront travailler. C’est pourquoi, pour accompagner le classement, notre enquête porte cette année sur les relations de plus en plus étroites des établissements avec les industriels. Ces derniers ont évidemment intérêt à ce que la formation des ingénieurs qu’ils embaucheront réponde à leurs besoins. Et les écoles elles-mêmes veulent s’appuyer sur les entreprises pour capter les évolutions du monde auquel elles destinent leurs élèves.

Pour tout comprendre à la méthodologie utilisée pour réaliser ce classement : cliquez ici

Thierry Lucas

Réagir à cet article

11 commentaires

Nom profil

28/03/2016 - 08h36 - FINANCE

L'ESILV est sur une phase ascendante, de plus en plus d'étudiants décrochent des postes en tant que trader ou analyste quant, ce qui se reflète sur le salaire de sortie
Répondre au commentaire
Nom profil

27/03/2016 - 11h50 - CentraleSupéléc

Où est CentraleSupélec ???? (Ou même Centrale Paris et Supéléc séparément).
Cette école forme tout de même 1000 ingénieurs chaque année!
Répondre au commentaire
Nom profil

27/05/2016 - 18h59 - Antonin Aumetre

Hervé Biausser (Directeur de CentraleSupélec) a fait savoir que les méthodes de classement de l'Usine Nouvelle ne rendaient pas compte de la performance de CS, notamment en raison du cursus différencié. Il n'y a donc pas eu d'accord entre CS et l'Usine Nouvelle pour recueillir les données nécessaires au classement de l'école.
Répondre au commentaire
Nom profil

27/03/2016 - 09h11 - MN

Les indicateurs sont certes donnés, mais le lien entre la mesure et la note n'est pas fourni. Par exemple, prenons le critère "durée des stages". Une formation est-elle d'autant meilleure que la proportion de stages est élevée ? Jusqu'à quel point ? UNe école privée n'a t-elle pas un intérêt financier à placer les étudiants en stage le plus longtemps possible, parce que pendant ce temps, il n'y a pas de cours à financer.
Sur les séjours à l'étranger réellement longs : ici encore, les écoles privées n'ont-elles pas moins de scrupules à envoyer leurs étudiants longtemps à l'étranger, dans un contexte de financement de la formations et coûts associés par les familles qui est peut-être différent des écoles publiques ?
Sur les salaires d'embauche : n'est-il pas opportun de s'interroger sur Paris/province ? Pourquoi valoriser le décalage à la hausse à Paris tant côté salaire que coût de la vie - à moins d'avoir vérifié que le lieu d'études est sans influence nette sur le lieu de cet emploi dont le salaire est mesuré ? Ces salaires sont-ils déclarés ? Vérifiables ? Déclarés par les écoles ? Les écoles n'ont-elles pas intérêt à déclarer un peu à la hausse, juste en deça d'un seul de détectabilité ? Si une petite différence dans le salaire déclaré permet de gagner 10 à 15 places au classement, c'est très précieux...
Répondre au commentaire
Nom profil

26/03/2016 - 21h10 - Aloïs

Un classement qui n'a visiblement aucun fondement dans la réalité du monde de l'emploi ni ne fait aucun écho à ce que les étudiants de prépas choisissent. Présentez moi un fou qui préférerait les Mines de Nancy à CentraleSupélec, aux Mines de Paris, à Télécom et je mangerai mon ordinateur !
Faire un tel classement est honteux car il fourvoie les élèves de prépas qui n'ont pas de référence.
Répondre au commentaire
Nom profil

26/03/2016 - 20h43 - UTT

Je pense que certaines abhérations dans ce classement ne sont pas passées inaperçues. En effet il suffit de comparer ce dernier à d'autres sur de nombreux points ou simplements aux salaires de sortie pour relever des différences bien trop grandes pour être dûes à une simple interprétation.
"Note d'insertion donnée par les étudiants". Comment l'avez-vous obtenue ? Ni moi ni mes camarades ne nous rappellons avoir voté.
Répondre au commentaire
Nom profil

26/03/2016 - 09h38 - Cro

Oublier des ecoles comme centrale Paris ou Supelec fini de discrediter ce genre de classement. Pouvez vous preciser vos sources ?
Répondre au commentaire
Nom profil

24/03/2016 - 21h57 - ENSMN

Mines de Nancy : 1179 publications ? On pourrait avoir plus de précisions quant à ce chiffre qui se distingue nettement des autres écoles de provinces. 10 départements avec en moyenne 10 enseignants permanents par département cela ferait quand même près de 10 papiers chacun en moyenne pour l'année 2015. Ca serait pas toutes les publis de l'INP Lorraine par hasard ?
Répondre au commentaire
Nom profil

24/03/2016 - 09h59 - MSET

Le salaire d'embauche semble sous-estimé pour mon école, ça ne correspond pas à ce que j'entends auprès de mes camarades de promo.
De plus, comment le % de filles peut refléter l'excellence d'une école?
Le nombre de publications est-il ramené au nombre d'enseignants chercheurs (mathématiquement une école avec moins de chercheurs aura moins de publications...)
La qualité de l'enseignement est-il le même si il y a 1 enseignant pour 10 élèves ou si il y a un enseignant pour 100 élèves?
Bref, une fois de plus un classement très décoléré de la réalité...
Répondre au commentaire
Nom profil

23/03/2016 - 20h16 - Poupou

Par réseaux ça donne :

Groupe A : X, Mines Pa, Centrale Pa, ESPCI, TelecomPa, Supaero

Groupe B : A&M, ensta, ponts, Mines Nancy+SaintE+Nantes, UTC, Insa Lyon

Groupe C : INP, Polytech, INSA autres, UT autres, ECAM/ICAM/HEI/EPF/CPE

Groupe D : ENI, privées autres
Répondre au commentaire
Nom profil

23/03/2016 - 17h33 - esmerauldine

Pourquoi l'ENTPE n'est elle pas dans le classement 2016 ? En effet elle était pourtant bien classée les années précédentes
Répondre au commentaire
Nom profil

22/03/2016 - 17h08 - CentraleSupéléc

Pourquoi CentraleSupéléc (ou même Centrale Paris et Supéléc séparément) n’apparaît pas dans ce classement ?
Il aurait été intéressant de constater les effets de l'évolution rapide de cette école dans les classements, justement...
Répondre au commentaire
Lire la suite

Les thèmes de L'Usine Campus

Notre sélection : Les écoles d'ingénieurs, vivier préféré de l'industrie


 

Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle
Votre avis ?

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus