Zoom sur le radar à antenne active, la nouvelle vue perçante des Rafale

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Radar RBE2 - Rafale
© D.R. - Thales

On vous l'annonçait au début du mois d'octobre : l'armée de l'air a reçu son premier Rafale équipé en série d'un radar dernier cri conçu par Thales. Grâce à lui, le pilote repère des cibles plus petites et plus vite. De quelles manières ? De quelles façons ? Explications.

Immatriculé C137, le premier Rafale équipé en série d'un radar dit à antenne active a rejoint la base aérienne de Mont-de-Marsan (Landes). L'avion de combat français devient ainsi le premier appareil européen à bénéficier d'une telle technologie.

Dans le principe, ce nouveau radar - placé dans le nez de l'appareil - est capable de balayer un domaine de recherche plus efficacement, en émettant un faisceau capable de sauter plus rapidement d'une direction à l'autre. Pour cela, son architecture électronique est radicalement différente de la précédente.

"Dans le nouveau radar, l’antenne est constituée par plusieurs centaines de mini antennes. Chacun de ces mini-modules émetteurs/récepteurs est piloté plus finement de manière électronique, ce qui permet d’orienter le faisceau global dans la direction souhaitée sans le moindre déplacement mécanique. Cette souplesse permet de repérer un plus grand nombre de cibles dans le domaine de recherche du pilote quasi instantanément", indique Bruno Carrara, directeur du programme Rafale chez Thales.

Selon le concepteur, les gains de performances sont significatifs et permettent au pilote de réaliser plus efficacement sa mission. "Grâce à cette architecture, la puissance du radar est améliorée. Cela se traduit par une portée accrue de 50%. Le Rafale peut donc détecter une cible plus éloignée ou pour une même distance voir des cibles plus petites", explique le dirigeant de Thales.

Plus robuste et moins cher à entretenir

Typiquement, dans le cadre d'une mission d'interception, un pilote peut "apercevoir" l'avion ennemi de 10 à 20 secondes plus tôt qu'auparavant. Des secondes qui valent de l'or lorsque l'on sait que la vitesse d'approche entre deux appareils est de l'ordre de 1 Km/seconde et qu'un combat dépasse rarement la minute.

Autre avantage important pour le portefeuille des militaires, le radar est plus robuste et serait donc moins cher à maintenir. La panne de quelques antennes n'empêche pas en effet l'équipement de fonctionner. Ainsi, le taux de panne attendu du radar à antenne active pourrait être jusqu'à 10 fois inférieur que celui des précédents radars.

Radar RBE2 de Thales pour le Rafale

Ce bijou technologique est le résultat d'un long effort de R&D mené par Thales. "Les premiers maquettage du nouveau radar ont démarré en 2002. Ce développement a mobilisé, selon les phases, de 100 à 200 ingénieurs durant une dizaine d’années", indique Bruno Carrara.

Enfin pour le GIE Rafale, qui regroupe Dassault Aviation, Thales et le motoriste Safran, ce nouvel équipement est une chance supplémentaire pour vendre l'avion de combat français à l'étranger. Seuls les concurrents américains maitrisent cette technologie.

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1 réaction

zelectron | 22/10/2012 - 22H18

L'aéronautique ne pose aucun problème de ralentissement de la vitesse de pointe ? Ni de consommation excessive ? Non ! Eh bien, tant mieux...

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