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Placée sous procédure de sauvegarde depuis aout 2011, le fabricant de contreplaqué implanté à Damazan sera fixé sur son sort le 12 juin.
Le tribunal de commerce d’Agen (Lot-et-Garonne) n’a pas tranché. Les salariés de Xilofrance vont devoir attendre jusqu’au 12 juin pour être fixé sur leur sort : soit la reprise par l’un des deux candidats, le landais Rolpin ou le groupe Thébault, soit la liquidation. "Nous sommes abattus. Nous craignions malheureusement que l’issue soit la liquidation. Les deux repreneurs ne sont pas jugés fiables", explique Sébastien Vecchiarelli, délégué du personnel, représentant syndical CFDT.
De fait, le groupe Thébault doit revoir sa copie, à savoir le volet social. Dans son projet, seuls 15 salariés sur les 65 seraient repris dans un premier temps.
De son côté, le landais Rolpin envisageait la reprise de Xilofrance en étant épaulé par la CDC, la Caisse des Dépôts et Consignations. Cette dernière peu convaincue par la capacité de financement de Rolpin, a récemment retiré sa garantie. "Nous dépendons de la CDC. Si elle ne veut pas s’engager et se positionner, c’est la mort assurée pour notre entreprise", assure Jean-René Ledan, représentant des salariés auprès du tribunal.
Les salariés sont mis en grève depuis vendredi dernier.









