imprimer

Xavier Niel défend le réseau Free Mobile

Le 25 janvier 2012 par Astrid Gouzik
Xavier Niel - Free
© Dailymotion - c.c.

Le patron d’Iliad a répondu, ce mercredi 25 janvier, aux questions de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Il a apporté des précisions sur le développement de la nouvelle offre mobile et sur la volonté d'innover de l'entreprise.

"Free s'est créé sur l'idée qu'un nouveau flux arriverait dans les foyers, l'Internet, et qu'il serait aussi vital et nécessaire que l'électricité ou l'eau". Xavier Niel, égal à lui-même, a riposté aux reproches formulés contre son offre mobile dévoilée il y a quelques jours.

"Tous les moyens sont bons pour discréditer le petit nouveau", explique le patron de Free, citant Le Canard Enchaîné du 25 janvier. Les concurrents inventent des choses, avance-t-il expliquant qu’ils ne "peuvent pas dire aux Français qu’ils ont fait des bêtises pendant des années et qu’ils ont profité de la situation".

Sur la couverture de son réseau, Xavier est donc très clair. L’Arcep l’a vérifié, explique-t-il. "Mais ils donnent de l’argent aux huissiers pour qu’ils aillent vérifier, j’en suis ravi". "Le réseau Free fonctionne", martèle-t-il un peu plus tard. 

Mais il admet tout de même que les nouveaux abonnés Free rencontrent quelques problèmes. "On a été débordés dès le premier jour et on n’a pas pu répondre aux 3 ou 4 millions de demandes de renseignement".

Concernant la portabilité, Xavier Niel le concède également : Free rencontre de nombreuses difficultés. Il passe par un organisme, un groupement d’intérêt économique (GIE) qui ne tient pas la cadence pour répondre à la demande. Une lenteur à laquelle le dirigeant de Free trouve une explication dans la forme même du GIE. "Stéphane Richard (PDG de France Télécom) disait qu'il avait récupéré des abonnés de chez nous, c'est facile quand on est des deux côtés du manche", a-t-il argué, invoquant son "petit côté paranoïaque".

Puis, par souci de transparence, Xavier Niel dévoile le montant de son salaire : "il est de 173 000 euros bruts annuels". Une preuve de plus que Free est géré de manière rationnelle : "Plus de 78 % du capital est détenu par les gens qui y travaillent", a-t-il assuré. Et d’ajouter que 36% du chiffre d’affaires est réinvesti, "soit la totalité de notre cash".

 

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
ArcelorMittal

"ArcelorMittal semble vouloir générer une pénurie d’acier", selon la CFE-CGC

Un comité central d’entreprise est en cours à...

Péniches sur la Seine

18 milliards d'euros d'investissements dans la vallée de la Seine

L'ancien maire du Havre, Antoine Rufenacht, a présenté le rapport sur...

Cheminée industrielle

Bureau Veritas confirme la solidité de son modèle de croissance

Le groupe d’inspection et de certification prévoit une forte progression de...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter