Faute d’offre de reprise, l’enseigne de cuisines et salles de bain a été placée en liquidation judiciaire
Placée en redressement judiciaire fin septembre, l’enseigne spécialisée dans la vente de cuisines et de salles de bain sur mesure, Vogica, a été placée en liquidation judiciaire faute de repreneur le 8 novembre.
Le tribunal de commerce d’Evry a désigné Me Pascale Huille-Eraud comme mandataire judiciaire, en charge de la vente des actifs de l’entreprise et des demandes de créances des clients du groupe.
En difficultés depuis deux ans (des pertes de 34 millions d’euros en 2008 et 1,5 million en 2009), le distributeur et fabricant de cuisines VGC (marque Vogica) s’était déclaré en cessation de paiement le 23 septembre.
Face à une concurrence de plus en plus dure, avec l’émergence de nouveaux acteurs à bas prix, comme Ikéa, le cuisiniste avait été contraint de restructurer ses activités il y a un an. 248 emplois avaient été supprimés dans sa filiale de fabrication Manuest, basé à Chatenois (Vosges).
Cette dernière avait choisi de se concentrer sur la fabrication de cuisines en kit pour les enseignes Castorama et Brico Dépôt (groupe Kingfisher).
VGC employait 713 personnes et a réalisé 71 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009, en baisse de 33 %.
Née en 1976, c’est un symbole de l’industrie de l’est de la France qui vient donc à disparaître. L’entreprise a rencontré de nombreuses difficultés d’approvisionnement et de livraison liées à la désorganisation de sa production. Il avait entre autres arrêté de payer son nouveau fournisseur, l’industriel Nevelt. Vogica avait demandé l’ouverture d’une procédure en redressement judiciaire dans l’espoir de trouver un repreneur. Castorama, Conforama ou But se sont manifestés mais sans émettre d’offre de reprise.
La filiale du groupe, Manuest, qui s’en sort mieux que Vogica, pourrait trouver repreneur. Reste qu’au total, 1047 salariés devraient être au chômage et les 45 magasins Vogica fermeront leurs portes dès le 9 novembre.
Pascal Ambrosi, avec B.L.









