Vinci sur les rails du TGV Tours-Bordeaux pour 7,8 Mrds€
Par Matthieu Maury - Publié le
Le consortium mené par Vinci a été choisi par RFF pour construire et exploiter la LGV entre Tours et Bordeaux. Il s’agit du plus grand projet de concession d’infrastructures de transport en Europe. Le premier TGV circulera en 2016.
Bouygues et Eiffage défaits par Vinci. Réseau Ferré de France (RFF) a sélectionné le groupement mené par Vinci pour construire et exploiter la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux. Une victoire à 7,8 milliards d’euros remportée par Vinci et ses partenaires, la Caisse des Dépôts et Axa. Plus grand projet de concession d’infrastructures de transport en Europe, le contrat de délégation de service public devrait être finalisé d’ici à cet été. RFF se réserve néanmoins le droit de reprendre les négociations avec les autres candidats en cas d’échec avec le groupement mené par Vinci.
Le consortium retenu devra non seulement construire la ligne, mais aussi assurer près de la moitié de son financement (3,8 Mrds€ dont 800 M€ sur fonds propres) et l’exploiter durant 35 ans. La part publique du financement du chantier (3,6 Mrds€) sera apportée à parité par l’Etat et 57 collectivités locales, avec un complément de RFF.
Les travaux débuteront en 2011, pour se terminer en 2016. Ils généreront 12 000 équivalents temps pleins (emplois directs et indirects) par an, soit 60 000 sur la durée des travaux, selon les chiffres du gestionnaire du réseau ferré français. Longue de 303 km (auxquels s'ajoutent 40 km de raccordements aux lignes classiques), la nouvelle ligne LGV mettra Bordeaux à 2h05 de Paris, pour une fréquentation estimée autour de 20 millions de voyageurs par an. Elle s’inscrit dans le prolongement de l’actuelle Paris-Tours et dans la future ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA). Sa construction permettra aussi de libérer des créneaux de circulation pour le trafic fret et TER.
Eiffage et Bouygues auront l’occasion de prendre leur revanche sur Vinci sur la ligne LGV Le Mans-Rennes (182 km et 32 km de raccordements), estimée à 3,4 milliards d’euros, et sur le contournement de Nîmes et Montpellier (80 km avec les raccordements) évalué à 1,6 milliard d'euros. Ces trois projets sont les plus avancés du programme lancé par la loi Grenelle 1 et prévoyant la construction de 2 000 km de lignes à l’horizon 2020.
1 réaction
jmdirlandais | 30/03/2010 - 18H27
Houf!!! Enfin un vrai projet industriel à la dimension de l'Europe. On dit 12 000 emplois par an... On y va les enfants, on y va.

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