Malgré l’environnement économique difficile, qui touche en particulier la construction, Vinci a annoncé, mardi 5 février, une hausse de ses bénéfices. Il la doit avant tout à ses concessions autoroutières.
A première vue, le groupe traverse la tempête sans trop de heurts. Vinci, l’un des leaders mondiaux de la construction, vient d’annoncer des résultats annuels en progression. Son chiffre d’affaires de 38,6 milliards d’euros est en hausse de 4,5% et son résultat net progresse de 0,7%, à 1,9 milliard.
Dans le détail, les dynamiques sont toutefois très différentes dans les trois branches du groupe : les concessions, le "contracting" (qui regroupe les activités dans la construction, l’énergie et les travaux routiers) et l’immobilier. Si le "contracting" génère 85,6% du chiffre d’affaires, il n’apporte que 47,8% des bénéfices (résultat net). A contrario, les concessions, qui ne représentent que 13,8% de l’activité, engendrent 46,2% des bénéfices.
Une activité stable en 2013
Autrement dit, les concessions autoroutières et aéroportuaires sont dix fois plus rentables chez Vinci que les activités liées à la construction. Ce qui explique l’appétence du groupe pour les contrats de concession, à l’image de l’acquisition en décembre dernier d’Ana, la société concessionnaire pour une durée de 50 ans de l’ensemble des aéroports du Portugal.
De plus, les bénéfices sont en hausse de 4% pour les concessions et même de 12,8% pour l’immobilier, contre une baisse de 5,4% pour la branche "contracting". Ces résultats, finalement en demi-teinte, reflètent la conjoncture difficile de la construction.
La direction du groupe le reconnaît dans le communiqué de presse publié à l’occasion de ses résultats : "En 2013, l’environnement économique devrait rester difficile, notamment en Europe." Si le groupe se félicite du bon niveau de son carnet de commandes, grâce notamment au projet de ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, il précise qu’"un ralentissement des prises de commandes ne peut être exclu, sous l’effet de la politique de sélectivité du groupe privilégiant les marges sur les volumes". Au bout du compte, Vinci "table sur une stabilisation de son activité en 2013".
Olivier James









