Villeroy & Boch annonce une nouvelle réduction d'effectifs en Sarre
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le
Le groupe de céramique allemand Villeroy & Boch vient de présenter un plan de restructuration de son site de Mertzig en Sarre, visant d'une part à « en réduire les coûts de l'ordre de 13 millions d'euros par an et d'en améliorer la productivité de 35 % pour rester compétitif ».
Cette mesure devrait avoir pour conséquence de supprimer 140 des 700 emplois de cette unité de production de carrelages, dont 60% sont destinés au marché allemand. Cette division, qui réalise un chiffre d'affaires de 221,8 millions d'euros, souffre depuis une vingtaine d'année d'un mal endémique lié à ses coûts de revient trop élevé par rapport aux produits d'importation.
Déjà, au cours des deux dernières années, Villeroy & Boch, s'est séparé de plusieurs unités de cette branche, dont, en 2004, celle de Oiry dans la Marne qui employait 75 salariés. La production de carrelage est désormais concentrée sur les seuls sites de La Ferté Gaucher (Seine et Marne) et Mertzig qui ont vu en 2004 leurs effectifs globaux passé de 2.100 salariés à 1.380 salariés. Le site sarrois a fait l'objet de 33 millions d'euros d'investissement depuis 2000 pour en améliorer la productivité.
Au printemps dernier, le groupe avait déjà annoncé un plan de réduction d'emplois, concernant sa division « sanitaire ». Ainsi, 330 emplois sur les 1.200 de son site de Mettlach (Sarre) doivent être supprimés d'ici à 2007.
Enfin, en 2003, Villeroy & Boch avait engagé un plan social portant sur la suppression de 300 emplois, au Grand-duché de Luxembourg et en France, dans sa division « arts de la table ».
Toutes ces dispositions interviennent alors qu'en 2004, Villeroy & Boch a renoué avec le profit avec un résultat positif à hauteur de 33 millions d'euros contre une perte de 17,7 millions d'euros l'année précédente.
Mais, à mi-année le céramiste sarrois affiche un certain pessimiste et prévoit « une année 2005 difficile, quel que soit le secteur d'activité ». Il annonce notamment « une baisse de 10 % du marché des arts de la table.
De notre correspondant en Champagne-Ardenne, Pascal Ambrosi

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