Vers un Giec des nanotechnologies ?
Par Thierry Lucas - Publié le
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Une définition européenne pour les nanomatériauxDans une note baptisée "Pour un développement responsable des nanotechnologies", le Centre d’Analyse Stratégique (CAS), émet l’idée de créer un groupe d’experts comme on l’a fait pour le climat. Une des 5 propositions de l’organisme rattaché à Matignon.
Les nanotechnologies sont déjà largement diffusées (1300 produits en contiennent), et la recherche se poursuit activement dans des domaines aussi variés que l’électronique, les matériaux de construction, l’emballage, la médecine, les cosmétiques… La note d’analyse publiée par le CAS, après avoir dessiné le paysage des nanotechnologies à l’échelle mondiale - moyens de recherche, transferts industriels, inquiétudes pour la santé et l’environnement, impacts sociétaux - émet donc ses 5 propositions pour favoriser un développement responsable des nanotechnologies en France :
1 - Bâtir un plan stratégique
Prenons exemple sur les Etats-Unis, conseille le CAS, qui souligne la réussite de la NNI (National Nanotechnology Initiative), dans son effort pour coordonner les recherches. Mais aussi sur l’Allemagne, dont le plan d’action favorise les transferts technologiques, ou encore sur les Pays-Bas, actifs dans le dialogue science/société.
2 - Soutenir la création d’observatoires
Pérenniser l’observatoire européen ObservatoryNANO, et, pourquoi pas, créer un Giec des nanos à l’échelle mondiale. En France, les activités de l’Observatoire des Micro et Nano Technologies (OMNT), créé par le CEA et le CNRS, sont limitées aux aspects techniques et scientifiques.
3 - Associer le public
L’échec du débat public de 2009-2010 en France, fortement perturbé par des opposants radicaux… a au moins mis en évidence le déficit d’information sur ces sujets, note le CAS. Qui, faute de solution miracle, plaide pour "des espaces pérennes de dialogue", et des concertations ponctuelles sur des questions précises.
4 - Développer une filière intégrée
C’est bien connu : la France a de bons chercheurs, mais peine à transférer leurs résultats vers l’industrie. L’idée, pour les nanos, serait de créer des plateformes permettant de tester rapidement le potentiel d’industrialisation d’un nouveau nanomatériau, et d’intégrer dès la conception les problèmes de sécurité.
5 - Prévenir les risques sanitaires et environnementaux
Il faudra minimiser la toxicité et les risques d’exposition dès la conception d’un produit. Dès aujourd’hui, l’exposition aux nanoparticules doit être minimisée par la protection des travailleurs, et par une traçabilité systématique dans les produits. Par ailleurs, la définition des nanomatériaux tout récemment publiée par la Commission européenne ouvre la voie à leur prise en compte dans la réglementation Reach sur les produits chimiques. La France doit jouer son rôle dans son adaptation.
1 réaction
jipebe29 | 10/11/2011 - 16H51
Hé bé, si ce nouveau GIEC est aussi politisé que l'ancien, s'il est aussi dogmatique, si lui aussi refuse de reconnaître ses erreurs et de se remettre en question, si lui aussi ne supporte pas la moindre critique et refuse de se mettre en conformité avec le Réel, si lui aussi ne respecte pas ses propres procédures, alors ce ne sera vraiment pas un progrès notable....

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