Vers l'ouverture du marché du niobiumLa mise en service d'une nouvelle mine au Gabon devrait remettre en cause le marché très organisé du niobium.

Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2693

Vers l'ouverture du marché du niobium

La mise en service d'une nouvelle mine au Gabon devrait remettre en cause le marché très organisé du niobium.



La découverte d'un énorme gisement en Chine et surtout l'ouverture attendue de la mine de Mabounié au Gabon (troisième réserve mondiale avec une production de 6 000 tonnes de ferroniobium) pourraient remettre en cause la stabilité du marché. D'autant plus que la Cia Brasileira de Metalurgia e Mineracao CBMM) doit augmenter ses capacités de 50 %, Niobec développer sa mine québécoise et que Niocan étudie un nouveau projet pour 2001. Ce métal réfractaire entre dans la composition des aciers faiblement alliés à haute résistance, de plus en plus utilisés par l'industrie de l'automobile et les pipelines, et les super-alliages utilisés dans les réacteurs aéronautiques et énergétiques. Ses propriétés hypoallergéniques en font un composant indispensable des stimulateurs cardiaques, des implants dentaires et des lames de rasoir. Le pentoxyde entre dans la fabrication des verres optiques. La production de niobium s'est accrue de plus de 50 % entre 1990 et 1998, passant de 19 000 à 30 000 tonnes. Mais les prix ont peu bougé grâce à l'entente entre les trois principaux producteurs, le canadien Niobec (joint-venture entre Cambior et Tech Corp) et les brésiliens Catalao et CBMM. Ce dernier, numéro 1 avec 30 000 tonnes de capacité et des réserves prouvées de 456 millions de tonnes, a maintenu le prix du ferroniobium quasi inchangé depuis vingt ans, de 10 dollars le kilo en 1977 à 15 dollars aujourd'hui.







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