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Veolia triera tous les déchets à Nice

Par Michel Bovas (Alpes-Maritimes) - Publié le

Investissement. Le futur centre de tri et de valorisation hautes performances (CTHP) des déchets, le troisième du groupe Veolia après Ludres et Nantes, sera édifié sur un terrain de 2,6 hectares dans l’OIN Eco-Vallée de Nice (Alpes-Maritimes).
L’unité pourra trier et valoriser 130 000 tonnes de déchets : 60 000 tonnes de déchets industriels banals (DIB), 60 000 tonnes d'encombrants et 10 000 tonnes de vieux papiers.

Ce chantier de 20 millions d’euros débutera en 2012 pour une mise en service en 2013. Le bâtiment de 125 mètres de long sur 11 mètres de haut (6 232 m²) abritera une installation de tri automatisée (optique et aéraulique, crible balistique), séparant métaux, plastiques, papiers et bois avec une valorisation supérieure à 50 %. Un second bâtiment de 1 300 m² abritera les bureaux et le traitement des déchets papiers.
De l’extérieur, on ne verra aucune nuisance. Les poids-lourds y disposeront à l’intérieur de 26 mètres de quais. Le centre pourra accueillir par jour 56 camions en réception et 14 en expédition.
Côté environnement, des bassins de rétention recueilleront les eaux de ruissellement, alors que les terrasses seront équipées de 2 700 m² de panneaux photovoltaïques pour la production d’énergie électrique. Le centre produira des matières premières secondaires réutilisables ou des combustibles solides de récupération pour valorisation énergétique. Le chantier débute dans quelques mois pour une livraison en 2013.

En attendant et toujours dans l’OIN Eco-Vallée, Veolia a investi 5 millions d’euros dans un centre de traitement et de valorisation de 30 000 tonnes de déchets du BTP issues des chantiers locaux.
Veolia Propreté compte déjà 25 sites de ce type. Toutes les opérations de tri sont mécanisées (grilles, cribles, vibrants, séparateurs par air comprimé et électro-aimants) dans une installation respectueuse de son environnement. Les matières recyclables (bois, plastiques, ferrailles et déchets d’équipements électriques) sont extraites et orientées vers des filières adaptées.
L’unité dispose d’une énorme machine de traitement qui sépare automatiquement les déchets de chantiers en trois fractions (moins de 80 mm, de 80 à 200 mm et au-delà de 200 m). La chaine de traitement de marque Neos représente à elle-seule un investissement de 1,5 million d’euros. Ce centre affiche déjà un taux de valorisation des déchets du BTP de 75 % (le Grenelle Environnement 2 exige un taux à 70 % d’ici 2015).
 

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