Veolia Environnement ouvre la plus grande chaufferie biomasse de France
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Dominique Lefebvre, président de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise et maire (PS) de Cergy, et Olivier Barbaroux, directeur général adjoint de Veolia Environnement, ont inauguré la plus grand chaufferie bois publique de France.
Après un an de travaux et plusieurs mois d’essais, elle alimente depuis quelques semaines 25 000 logements et 600 000 m² de bureaux. Le site est géré par la société Cyel, filiale de Dalkia – la branche de Veolia Environnement spécialisée dans la production d’énergie à partir de biomasse-, dans le cadre d’un contrat de délégation de service public.
C’est un large bâtiment, flanqué d’une cheminée de 36 mètres de haut et d’un silo de 4 000 mètres cubes qui se dessine à l’horizon. Implanté en bordure de l’A15, à côté de l’actuelle chaufferie charbon/fioul à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise), cet équipement, qui a nécessité 17 millions d’euros d’investissement, fournira à terme 22 % de l’énergie produite par la Compagnie de chauffage urbain de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise (Cyel).
D’une puissance de 25 MW, cette installation, dotée de processus technologiques innovants comme des filtres à manches pour traiter les fumées ou de combustion à base d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures pour optimiser le confinement des polluants, a une capacité annuelle de 40 000 tonnes de bois énergie. Le bois provient pour 35 % de bois propres de recyclage (palettes non traités), pour 25 % de plaquettes urbaines d’élagage, pour 20 % de plaquettes forestières des forets franciliennes, et pour 20 % de résidus de compostage. L’impact écologiques est conséquent, avec une baisse de 20 % des émissions de CO2 dans l’atmosphère, soit 16 000 tonnes par an.
Avec cet investissement, la part des énergies renouvelables du réseau de Cergy-Pontoise grimpe à plus de 60 %. Cette démarche de l’agglomération vers les énergies alternatives n’est pas nouvelle : au début des années 90, la ville nouvelle (créée en 1971) a cherché des solutions alternatives dans le fioul ou le charbon. Et en 1996, elle s’est appuyée pour une grande part de sa production d’énergie sur l’usine d’incinération d’ordures ménagères Auror’Environnement de Saint-Ouen-L’Aumône.
En Ile-de-France, Marion Kindermans
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