Vent de contestation dans la filière laitière
Par Barbara Leblanc - Publié le
Inacceptables. C’est ainsi que le ministre de l’Agriculture qualifie les premiers contrats proposés aux producteurs de lait.
Tout comme la confédération paysanne et la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), premier syndicat de producteurs, Bruno Le Maire estime que ce qui a été proposé par les industriels ne convient pas. "Il faut que les industriels revoient leur copie, assure-t-il lors d’une rencontre avec la FNPL. Je suis prêt à donner un gros coup de baguette sur les doigts des industriels qui ne respecteront pas le caractère équitable des contrats".
La contractualisation entre producteurs et premiers acheteurs est l’une des mesures phares prévues dans la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche. Elle est entrée en vigueur le 1er avril avec pour objectif de contribuer à la sécurisation des revenus des paysans. Pourtant, selon le ministre, certains contrats remettent en cause par exemple le droit d’association syndicale."Les contrats ne doivent pas être un instrument d’asservissement", rappelle-t-il.
De leur côté, les syndicats dénoncent la fixation unilatérale des prix par les industriels et des clauses arbitraires alors que les producteurs ne sont pas encore suffisamment regroupés pour négocier.
Les producteurs de lait font face à une flambée des coûts de production, notamment l'alimentation du bétail et le carburant.

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