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Vent de contestation contre la délocalisation de la Clio IV

Par Barbara Leblanc - Publié le

Alors que le ministre de l’Industrie Christian Estrosi doit rencontrer le directeur général délégué de Renault mercredi 13 janvier, un véritable front anti-délocalisation s’est formé contre le constructeur français depuis la révélation du quotidien La Tribune lundi 11 janvier, selon laquelle la Clio IV serait construite en Turquie et non à Flins.

Le ministre en personne a renouvelé sa colère devant l’Assemblée nationale, en assurant aux députés que «  la Renault serait produite en France pour être vendue en France ». Il a condamné «  les délocalisations masquées, qui consistent à recourir très largement à la sous-traitance étrangère le même jour lors d’une réunion avec la filière automobile ». L’Etat possède 15,01% du capital du constructeur français. «  En ce qui nous concerne, l’Etat peut tout faire », a expliqué le ministre. Une position soutenue par le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, qui a rappelé les deux points sur lesquels le constructeur s’était engagé lors de l’annonce du Pacte automobile début 2009 : «  aucune fermeture de site, aucun licenciement ». Du côté du Parti socialiste, on a appelé le gouvernement «  à agir et peser » sur Renault pour qu’il renonce à cette délocalisation.

Flins « centre de gravité »

En réponse, le constructeur a affirmé dans un communiqué qu’aucune décision n’avait encore été prise concernant la ClioIV, ajoutant que « l a compétitivité d’un véhicule est un élément essentiel pour garantir son succès commercial ». En novembre 2009, le patron du groupe, Carlos Ghosn, avait assuré que le futur de Flins était largement assuré et qu’il deviendrait « le «  centre de gravité » de la filière véhicule électrique du groupe. L’usine doit accueillir la production de la Zoé électrique en septembre 2011. Le groupe a rappelé être principalement localisé en France, avec 25% de ses voitures produites dans l’Hexagone.

Reste que du côté des salariés la crainte est grande que le développement du véhicule électrique prenne du temps et que cette seule production ne suffise pas à maintenir l’ensemble des emplois dans l’usine. «  Les mesures annoncées pour Flins ont constitué de bonnes nouvelles. Mais on considère que l'électrique est un pari énorme qui ne suffira pas à garantir le plein emploi sur le site », a commenté Dominique Chauvin, délégué du syndicat CFE-CGC chez Renault.  Pour les analystes, la position de Renault n’est pas surprenante car elle serait «  l’aboutissement d’une logique industrielle engagée depuis plusieurs années par le constructeur et ses concurrents sur les petits modèles notamment », selon Stuart Pearson, analyste automobile chez Crédit Suisse.

Le ministre de l’Industrie n’a pourtant pas caché avoir l’espoir de trouver une solution avec Patrick Pélata lors de leur rencontre ce mercredi. «  Je suis convaincu que nous arriverons à nous faire entendre, mais je veux aussi parler de la relation entre Renault et ses équipementiers et ses sous-traitants », a-t-il expliqué.

 

 


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4 réactions

Virgin | 14/01/2010 - 13H34

Il va falloir faire quelque chose car on court droit à la catastrophe. Le gouvernement doit donner une vision claire et assumée. Même les emplois hautement qualifé sont délocalisables maintenant.

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gilphil | 13/01/2010 - 18H38

il serai bien que Carlos Gohsn baisse ses revenus de la société Renault. Il perçoit plus qu'il rapporte lui et son staff. En 2006 il a perçu la valeur de 520 années de travail au SMIC.
Au moment ou l'on parle d'identité nationale, pourquoi ne pas parler d'éthique comportementale de la part de ces gros patrons qui font n'importe quoi sur le dos des ouvriers et des clients .Comportement honteux et indigne.

Carlos Ghosn a perçu en 2006 un salaire fixe de 1,2 million. arlos Ghosn a perçu en outre, une rémunération variable (800.000 euros) qui porte sa rémunération totale à 2,04 millions d’euros.
Mais ce sont les stock options qui font véritablement de Carlos Ghosn l’un des patrons les mieux payés du Cac 40. Sur l'année 2006, il a perçu 350.000 stock options soit 5,4 millions d’euros. u final, sa rémunération globale (7,44 millions d’euros)

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Michel | 13/01/2010 - 17H03

je ne suis pas certain de la volonté , ni de la capacité de l'Etat à peser sur de telle décision .
Il serait temps que les francais se mobilisent sur de tel sujet,.....et qu'en contrepartie se mettent à travailler!
Pensons aux générations futures

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Forces Françaises de l'Industrie | 13/01/2010 - 11H51

Lorsque dans les années 70-80, l'industrie Horlogère française a quitté la France pour Taiwan (personne n'a réagit), lorsque le Textile est parti en Tunisie (1985), Inde, Chine,... Personne n'a réagit, lorsque l'industrie du Jouet a délocaliser en Chine (1990), Personne n'a réagit, l'electroménager fin des année 90 a délocalisé,...etcs,... Pourquoi être contre la délocalisation ? la production avec de la Main d'oeuvre française n'a plus d'avenir en FRANCE : et ça n'est pas nouveau !

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