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Valeo mise sur les pays émergents tout en prônant la réduction des émissions de CO2

Le 10 mars 2010 par Yann Le Houelleur

L’équipementier tricolore, présent dans 21 pays, a dévoilé les grandes lignes de son plan stratégique. La reconfiguration de son organisation vise à le rendre plus apte à réussir le pari de la mondialisation et celui du développement durable.

Le futur appartient à ceux qui sauront allier besoin de croissance dans les pays émergents et nécessité de répondre aux attentes plus « vertes » du marché. L’équipementier Valeo a fait sien cet axiome et chamboule son organisation, de manière à satisfaire ces deux objectifs.

Les dirigeants du groupe ont dévoilé, ce mercredi, une partie de leur plan stratégique, dont les analystes financiers ont eu la primeur. Demain, l’intégralité de ce plan sera présentée aux médias. La nouvelle organisation prévoit la constitution de quatre pôles d’activités et un renforcement du rôle des directions nationales. (Valeo est présent dans 21 pays.) L’objectif affiché est de réaliser d’ici 2013 l’une des meilleures performances du secteur quant à la rentabilité, avec le souci d’avoir une marge de manœuvre suffisante pour soutenir le redéploiement en œuvre. Cette année-là, le chiffre d’affaires du groupe devrait atteindre dix milliards d’euros et le taux de marge opérationnelle devrait correspondre à 6, voire 7 %. Les ambitions s’avèrent fortes, compte tenu du CA réalisé en 2009, qui s’était établi à 7,5 milliards d’euros, avec une marge de 1,8 %.

CHINE, INDE, TURQUIE, BRESIL...

Valeo aspire à une croissance organique supérieure à celle de la production automobile mondiale. En réalité, Valeo va mettre les bouchées doubles pour mieux coller à la nouvelle réalité du marché automobile mondial, décidé à effectuer plus de 60 % de ses investissements dans les pays émergents. Selon un collaborateur du groupe, ces efforts seront particulièrement importants en Asie, où l’équipementier tricolore possède 31 sites de production, deux centres de recherche, 11 centres de développement. Chine, Inde, Thaïlande : tels seront les moteurs de croissance de Valeo dans cette région du monde. Pour autant, il ne faudrait pas oublier les autres pays à fort potentiel de développement que sont la Turquie, la Russie et le Brésil. L’Amérique latine, en termes de sites de production (11) et d’employés (4253) pèse aussi lourd que l’Amérique du Nord pour Valeo.

Jacques Aschenbroich, directeur général, s’est aussi étendu sur les projets de Valeo en ce qui concerne les réductions des émissions de CO2. Le groupe prévoit de doubler son chiffre d’affaires, toujours d’ici 2013, pour les technologies propres, qui devrait s’élever alors à un milliard d’euros. Valeo va exacerber son implication dans le downsizing, l’hybridation et l’électrification des moteurs.

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