Usines communes : risqué mais profitable
Par Anne Léveillé - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3178L'usine tchèque de Kolin où sont produites les C1, 107 et la Aygo ne doit sa rentabilité qu'à la mise en commun des lignes et à l'efficacité du système de production Toyota (lire p.6). PSA en est parfaitement conscient et, même s'il a eu des sueurs froides à l'annonce du rappel de ses citadines pour cause d'accélérateur défectueux, il assume. Sur la chaîne, la pièce fournie par l'équipementier TMS - par l'intermédiaire de Toyota - est déjà modifiée et celles montées sur les voitures en circulation seront changées, gratuitement, en concession. Cet épisode prouve que Toyota n'est pas irréprochable et que la chasse aux coûts peut avoir des effets pervers. Même chez les meilleurs. Il ne remet cependant pas en cause, et de loin, l'intérêt de ce type de partenariat. Que ce soit en interne, comme entre les marques du groupe VW, ou entre Renault et Nissan, ou par le biais de partenariats industriels, comme Ford et Fiat pour la production des Ka et des Fiat 500, ou chez PSA (tableau ci-dessous), les constructeurs ont aujourd'hui intérêt à s'allier. Avec le risque de partager un rappel de véhicules. Mettant en commun plates-formes ou moteurs, ils accèdent à des économies d'échelle, à un partage des coûts croissants de R et D et à une flexibilité des lignes qui leur permet de s'adapter aux fluctuations de la demande. Alors que PSA cherche à développer ses relations avec BMW ou Mitsubishi, et qu'il généralise l'organisation lean dont la meilleure référence est Toyota, ce n'est pas une pédale qui lui fera modifier sa stratégie.











