A court d'argent pour continuer seule son développement, la société parisienne d'urologie a cédé une partie de ses activités. D'autres discussions sont en cours pour sa molécule la plus avancée.
Sept ans après sa création, la société de biotechnologies d'Evry, UroGene, spécialisée dans l'urologie, est achetée par le groupe Pierre Fabre. « Après n'avoir pu obtenir de conditions satisfaisantes pour lever les 25 millions d'euros nécessaires au financement des essais cliniques, nous avons opté pour une sortie industrielle de qualité », expose Christian Grenier, le P-DG d'UroGene.
Avec cette opération, deux programmes majeurs développés en interne - sur les cancers de la vessie et de la prostate - et 25 scientifiques passent dans le giron de Pierre Fabre. La plate-forme de chimie d'UroGene (ex-Chrysalon), implantée à Lyon, sera un élément clé de la filiale Pierre Fabre Urologie, nouvellement créée. « Ce qui montre la qualité des projets et des scientifiques », souligne le P-DG.
Par contre, le programme concernant la molécule Bésipirdine, provenant d'Aventis actuellement en début d'essai clinique de phase II dans le traitement de la prostate super-active, reste en suspens. « Deux solutions s'offrent à nous. Nous sommes en pourparlers avec deux entreprises pour la cession des droits de cette molécule, avec une réponse mi-février. Si aucun accord n'est signé, nous envisageons avec nos actionnaires de lever des fonds pour finir l'essai clinique et vendre la molécule à ce moment là », explique Christian Grenier. Une dizaine de patients sur 210 sont déjà inclus dans cet essai et le recrutement devrait se poursuivre jusqu'à la fin de l'année.
Quelle que soit la solution définitive, cette sortie industrielle en deux étapes sera financièrement satisfaisante, selon le P-DG d'UroGene. Reste que cette acquisition fait disparaître un acteur des biotechnologies françaises qui rassemblait 48 salariés. Elle montre surtout les difficultés pour les PME de ce secteur de se développer dans l'Hexagone, en restant autonome.









