Université d’été, la fin de l’école buissonière
Par Morgane Remy - Publié le
L’université d’été a battu son plein lors de la deuxième journée, jeudi 1er septembre. Mais celle-ci prend fin. Alors, pour éviter tout regret, nous visons le cours de rattrapage.
Même ceux qui font l’école buissonnière retournent parfois sur les bancs de l’amphi. Plus de pains au chocolat au bar, plus personne à défier au Kinect. On a déjà fait le tour des stands en cette journée de visite à l'université d'été du Medef. La navette n'est pas encore là et l’ennui a raison de notre décision de boycotter les conférences. Reste à se rendre sous la grande tente de la conférence.
Marquant le manque de volonté, le retard est de règle. C’est à ce moment que nous regrettons. Auparavant fier d’échapper au mouvement panurgien, nous nous disons soudainement que l’on n’a pas les bases du débat sur le pacte social.
On se raccroche à des phrases faciles comme celle de Malika Sorel Sutter, membre du haut conseil à l’intégration : "Le monde n’est pas un village planétaire où on se fait des bisous et partage un bol de soupe". "Ce n’est pas le monde des Bisounours", ajoute l’adjointe au maire de Paris Anne Hidalgo.
Nous commençons à raccrocher les wagons. "Il faut gérer la régulation sociale comme on gère la régulation financière. Dans un monde global, il faut des règles communes, explique Jean-Pierre Letartre, président de Ersnt and Young. Une harmonisation sociale, ça veut dire que certains vont progresser et d’autre baisser. Pour un pays comme le nôtre on va devoir faire des efforts".
"C’est la fin d’un modèle. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut avoir peur des nouveaux modèles. Les entreprises qui marchent sont celles qui ont des salariés heureux. Il en faut donc surtout pas opposer le social et l’économie". Et de terminer sur les mots "conquête" et "humanité".
Puis le ministre de l’emploi, Xavier Bertrand conclut : "Je ne connais aucun pays qui n’est pas conscience de la mondialisation. Mais chacun veut avancer à leur rythme et à leurs conditions." Et il enchaine : "L’Etat n’est pas un bon exemple. Si vos entreprises était gérées comme l’Etat. Vous seriez des ex-entrepreneurs aujourd’hui. Et si on se réveille pas, on ne pourra plus jouer en première division." Finalement, l’école buissonnière nous avait fait oublier qu’il faudrait travailler dur en cette rentrée.

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