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Une usine de Rhodia fermée au Venezuela

Le 26 mai 2010 par Yann Le Houelleur
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Le climat politique du Vénézuela complique la vie des entreprises.
Le climat politique du Vénézuela complique la vie des entreprises.

A la fin de l’année, Rhodia Acetow ne produira plus de câbles d’acétate de cellulose dans l’une de ses deux usines au Venezuela. Cette décision n’a rien à voir avec la politique d’expropriations d’entreprises étrangères menée par Hugo Chavez, mais plutôt avec la réduction de coûts.

Avis de décès anticipé: c’est l’un des 65 sites de production du groupe Rhodia, et il fermera ses portes d’ici la fin de l’année.
Située à Valencia au Venezuela, l’usine produit des câbles d'acétate de cellulose, destinés aux industries spécialisées dans les filtres à cigarettes. Elle emploie 120 personnes. Un quotidien publié à Caracas, El Universal, attribue cette décision à «l’impossibilité d’atténuer la perte de compétitivité de la production ces dernières années.» Et d’ajouter: «Ce n’est pas faute d’avoir entrepris des efforts pour améliorer la qualité, réduire les coûts.» La «mise à mort» du site de Valencia, annoncée le mercredi 26 mai 2010, n’a rien à voir, donc, avec la vague d’expropriations d’entreprises déclenchée par Hugo Chavez, le Président vénézuélien.

Au siège du groupe Rhodia à Paris, une responsable de la communication interrogée par usinenouvelle.com confirme cette réalité: «Les coûts fixes de cette usine étaient effectivement devenus beaucoup trop élevés, notamment à cause de l’inflation. Et puis, nous étions confrontés à une surcapacité momentanée de l’offre (de câbles d’acétate).»


TRANSFERT DE LAPRODUCTION AU BRESIL, NOTAMMENT


L’usine sur le point de s’éteindre au Venezuela relève de la responsabilité de Rhodia Acetow, l’une des six branches du groupe Rhodia. Cette branche est le 3ème producteur mondial de câble d’acétate de cellulose, marché dont elle détient 18 % à l’échelle mondiale. Rhodia Acetow s’appuie, en fait, sur plusieurs sites de production, tant en Europe, en Russie, qu’aux Etats-Unis et au Brésil. C’est précisément au Brésil, dans le complexe de Rhodia à Paulinha (banlieue de São Paulo) que sera transférée toute une partie des activités du défunt site de production vénézuélien.

En revanche, il n’est pas question pour Rhodia de fermer la seconde usine qu’il possède dans une autre région du Venezuela, à Barquisimeto, comme le relève El Universal, des informations validées par la direction de la communication de Rhodia. «Cette usine, dont les activités ont démarré en 1979, produit de la silice par précipitation entrant dans la production de chaussures, d’équipements pour l’automobile, de produits agrochimiques et même de colorants pour les pâtes dentifrices.»


A LA FIN DE L’ANNEE, NOUVELLE USINE EN CHINE

Au moment où l’usine de Valencia cessera de tourner, un nouveau site verra le jour à l’autre bout du monde: à la fin de l’année, Rhodia entamera la fabrication de silice, pour l’industrie du pneu, en plein eldorado chinois…

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