Une usine d’épuration bio-performante au Blanc-Mesnil
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Investissement
Vendredi dernier, Maurice Ouzoulias, le président du Siaap (Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne) a posé la première pierre de l’usine d’épuration de Seine-Morée, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis).
Cette installation aura en charge le traitement des eaux usées de six communes du Nord-Est de la Seine-Saint-Denis (Aulnay-sous-Bois, Sevran, Tremblay, Vaujours, Villepinte et le Blanc-Mesnil) et d’une partie de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.
Accessoirement, elle redonnera vie à La Morée, une petite rivière de Seine-Saint-Denis, longue d’une douzaine de kilomètres, enterrée et canalisée depuis le XIXème siècle comme égout départemental.
« Sa construction s’inscrit dans une politique de gestion raisonnée de l’assainissement qui vise à déconcentrer les sites d’épuration sur le territoire francilien et à traiter au plus près de la production des eaux », indique un communiqué du syndicat.
Selon le SIAAP, le nouveau site constituera la première usine d’épuration totalement bio-performante en Ile-de-France. « Seuls les procédés physiques et biologiques y seront utilisés, afin de réduire les apports de produits chimiques. Seine Morée, d’une capacité de 50 000 m3 d’eau par jour (76 500 m3/jour par temps de pluie) sera équipée des installations les plus innovantes pour ce type de traitement en produisant des rejets d’une qualité exceptionnelle en Île-de-France », précise le syndicat d’assainissement.
Cette usine - la sixième du Siaap - sera opérationnelle en 2012, pour un coût de 122 millions d’euros.
En Ile-de-France, Patrick Désavie
Pose de la 1ère pierre de Seine Morée. Maurice Ouzoulias, Claude Bartolone, Marie-Georges Buffet et Didier Mignot

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