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Dossier

Transition énergétique : la France se met au travail

Une transition énergétique sous le signe de l’apaisement et de la compétitivité

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Ampoules
© Toshiba - Flickr - C.C.

Bruno Rebelle, ex-président de Greenpeace et nouveau sage de la transition énergétique, mise sur un débat énergétique permettant à l’ensemble des acteurs de parler entre eux sereinement pour le plus grand bénéfice de tous… y compris pour les industriels en quête de compétitivité.

Bruno Rebelle endosse son habit de "sage". Ce mercredi 28 novembre, l’ex-président de Greenpeace et membre du comité de pilotage du débat national, était auditionné par la commission parlementaire du Développement durable. L’objectif : décrire les buts et le déroulement du débat qui s’ouvrira le jeudi 29 novembre et durera jusqu’à juillet 2013. Au cours de cette audition, Bruno Rebelle a affiché un souci de pluralisme, de transparence et d’équité. Son premier message est avant tout l’apaisement.

Ce débat a pour vocation de définir la politique énergétique pour les 40 ans à venir. "Les six mois de débat à venir ne suffiront pas à tout régler", juge Bruno Rebelle, qui prédit de nombreuses réunions sur ce thème dans les années à venir. Cette première "session" a pour but, selon lui, de "pacifier le débat". Bruno Rebelle a insisté sur la nécessité de définir avant tout le "besoin minimum de la France en énergie à confort constant" pour tous les acteurs, qu‘ils soient simple citoyens ou industriels électro-intensifs du type sidérurgistes ou fabricants d’aluminium.

Ce n’est qu’alors qu’on peut parler de mix énergétique, explique-t-il. Ce qui revient aussi à parler d’économie. La réduction des importations d’hydrocarbures en France de 30 % permettrait d’économiser 20 milliards d’euros. "20 milliards, ce serait le choc de compétitivité voulu par le gouvernement", explique le sage. Le mix doit aussi prendre en compte le coût de l’énergie pour les particuliers, les industriels et le monde agricole. Pour ces derniers, c’est une question de compétitivité, concède Bruno Rebelle.

C’est seulement au terme de son exposé que l’ex-militant Greenpeace s’est autorisé à faire montre de ses propres convictions en parlant d’une transition énergétique sous "le signe des 3D". La diversification pour multiplier les sources d’électricité ; la déconcentration pour diminuer les grosses unités de production électrique, le nucléaire en particulier ; la décentralisation pour laisser les collectivités locales gérer l’énergie.

Une question de scénario
Pendant l’audition de Bruno Rebelle, les parlementaires de la commission du Développement durable se sont longuement interrogés sur les scénarios de transition énergétique qui seront utilisés pour servir de base de travail au débat. C’est une question essentielle et éminemment complexe. Il y a quelques jours, l’Association des économistes de l’énergie alertait sur l’importance de ne pas surestimer les scénarios : ce ne sont que des aides à la décision, expliquaient les experts.
Pour en savoir plus, consultez l'article de L'Usine Nouvelle

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