L’offre porte sur l’abattoir de Graincourt.
Une société iranienne dont l’identité n’a pas été révélée a bel et bien déposé vendredi dernier une offre de reprise d’un des sites du pôle frais de Doux, mis en liquidation judiciaire début août.
L’offre a été présentée le 13 août en comité d’entreprise. Elle prévoit la conservation du pôle frais du site et les 254 salariés de l’unité. L’objectif de l’entreprise est de produire 500 000 poulets par semaine. Actuellement l’unité avant liquidation en produisait 250 000.
Selon Hélène Guéant, déléguée CGT, interrogée par l’AFP, le projet prévoit aussi la mise en place d’une ligne de congélation, l’installation de deux équipes sur 7h et la possibilité d’une troisième équipe de nuit par la suite. Mais toutes ces démarches nécessitent des travaux.
Reste que selon l’un des administrateurs judiciaires du dossier Doux, Sophie Gautier, cette offre est irrecevable en l’état.
La meilleure offre pour le site
Selon la CGT, la société iranienne demandait notamment au groupe Doux que 75% des primes de licenciement des salariés lui soient versées. "Si Doux veut, c'est bon, sans quoi l'Etat devra mettre la main à la poche, a déclaré Hélène Guéant. C'est quasiment sûr. On saura vraiment le 3 septembre, lors du CCE (comité central d'entreprise) en Bretagne". Selon la responsable syndicale cette offre serait la plus sérieuse pour le site.
Le tribunal de commerce de Quimper, qui avait placé Doux frais en liquidation judiciaire le 1er août, devrait se prononcer sur les offres au cours de la première semaine de septembre.
Cinq offres sérieuses de reprise partielle de plusieurs sites, prévoyant de préserver entre 450 et 500 emplois sur les 1 700 que compte le pôle frais du volailler, ont été déposées vendredi à la date-limite fixée par la justice.









