Une ligne à grande vitesse va générer 450 emplois en Gironde
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La ligne à grande vitesse Tours Bordeaux va générer 450 emplois dans le département de la Gironde, a précisé le préfet d'Aquitaine. Le président de région, Alain Rousset, prépare un dispositif pour en faire bénéficier en priorité les jeunes et les adultes demandeurs d'emploi de la région.
Dominique Schmitt se réjouit. Pour sa conférence de presse de rentrée, ce matin, le préfet d’Aquitaine a listé les grands projets d’infrastructures. Celui de l’autoroute A 63 entre Salles en Gironde et Saint Geours de Marennes dans les Landes est sur de bons rails.
Des négociations sont en cours avec Colas Sud Ouest, concessionnaire pressenti. La conclusion du contrat devrait se faire avant la fin de l’année. Par ailleurs, le 14 décembre prochain sera inaugurée, après trois ans de travaux, l’A 65 (Langon –Pau). Un cout de 1,1 milliard d’euros pour 150 km. « C’est une autoroute vitrine en matière environnementale. » confie le préfet.
Autre dossier : celui de la LGV, la Ligne à Grande Vitesse Tours Bordeaux, considérée comme le plus gros projet d’infrastructures en Europe. Une enveloppe de 7,2 milliards d’euros (valeur actuelle) pour 300 km de rails, et 60 000 emplois en cumul pendant la période du chantier. La Gironde peut tabler sur 450 emplois. Jean-Louis Borloo, le ministre de l’écologie et du développement durable, devrait venir la semaine prochaine à Bordeaux pour faire un point précis sur ce dossier. Les élus ne manqueront pas de le presser sur le tracé des fuseaux Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne, ces derniers souhaitant voir la ligne française rejoindre la connexion avec le nouveau réseau ferré à grande vitesse espagnol. La signature de la concession est espérée d’ici la fin de l’année.
Dominique Schmitts se veut confiant : « J’ai tenu les délais. J’ai arrêté les fuseaux sur Tours-Bordeaux ». De son coté le conseil régional d’Aquitaine qui devrait porter sa participation dans ce projet à 306 millions d’euros, s’apprête à lancer un programme baptisé « TGV Emploi ». Hier, Alain Rousset, le président de la Région, a tracé les grandes lignes de ce dispositif opérationnel début 2011. « Nous voulons assurer un maximum de retombées « emplois » pour les jeunes et les adultes demandeurs d’emplois » a-t-il annoncé.
De fait, des actions de formation vont être financées, des plates formes de formation à proximité des chantiers vont être mises en place. Le tout en lien avec le Pôle emploi. Une charte signée par la Région, le Pôle emploi, le concessionnaire sera lancée afin d'éviter le coté « millefeuille des acteurs de l’emploi ». Un chargé de mission est en cours de recrutement.
De notre correspondante en Aquitaine, Colette Goinère

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