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Quotidien des Usines

Une grève paralyse le début de la chaine de production de STX France

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Soutenus par la CGT, des salariés de STX France à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) bloquent un atelier stratégique. En cause "une prime de livraison de navire" non perçue.

Une grève paralyse le début de la chaine de production de STX France
Chantier naval STX France à Saint-Nazaire
© Pascal Guittet

En dépit d'un carnet de commandes au plus haut, le chantier naval STX France à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pourrait prendre prochainement des mesures de chômage partiel "faute de matière". En cause, des grèves ciblées depuis cinq semaines. Le mouvement, soutenu par la CGT, porte sur le versement d'une "prime de livraison de navire". L'action s'est durcie depuis six jours, avec le blocage d'un atelier d'usinage par où passent l'ensemble des tôles qui alimentent le chantier.

Entre 20 et 30 personnes occupent ce premier stade de la chaine industrielle même si, selon la CGT, les débrayages sont observés par 350 personnes sur un collège ouvrier de 850 salariés. "On voit que la direction découvre que lorsque l'on fait la grève, il n'y a pas de production, note Sébastien Benoît, délégué CGT de STX France. Le chantier investit 100 millions d'euros, les salariés demandent aussi un investissement dans leur travail, une reconnaissance."

Effet domino

Selon la CFDT, qui ne soutient pas le mouvement, 90 salariés du sous-traitant PMO, travaillant sur la pré-fabrication, ont été placés en RTT imposés. L'atelier panneaux plans devrait s'arrêter dès le 17 ou le 18 mai, ce qui toucherait 200 salariés de STX et 75 intérimaires, lesquels "risquent d'être remerciés". Quant à l’atelier "120 tonnes", il devrait lui aussi pâtir de la situation, touchant 200 salariés de Mécasoud, un autre sous-traitant. "L’arrêt de ces ateliers est considéré par la direction, comme une catastrophe industrielle car leur redémarrage sera difficile avec un impact déjà évident sur le paquebot Celebrity Edge", estime la CFDT qui redoute un retard sur les navires. "De plus, de nombreux sous-traitants, faute de travail, sont repartis vers d’autres marchés et ces capacités seront difficiles à retrouver."

Une réunion de négociation pourrait avoir lieu lundi 15 mai, la direction posant la reprise du travail comme condition préalable.

Emmanuel Guimard

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