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Une filiale de GDF Suez mise à mal par l’entourage du roi de Wallis

Par Barbara Leblanc - Publié le
GDF Suez logo
© GDF Suez

On pourrait croire à une plaisanterie. Mais cela n’en est pas une. Eau et Electricité de Wallis et Futuna (EEWF), filiale de GDF Suez, affirme que l’entreprise a été « volée » par des partisans du roi de Wallis.

L’origine du conflit remonte au mois de février dernier, selon le site des Nouvelles Calédonniennes. Le directeur administratif et financier du groupe est licencié pour faute grave et en appelle au soutien du roi. Soutien qui lui est parvenu des fidèles du roi de Wallis, Lavelua, qui ont occupé les locaux de l’entreprise en avril. Seul un service minimum est assuré dans l’entreprise et sur l’île.

L’ordonnance d’expulsion délivrée par le tribunal de Mata Utu le 15 avril n’est jamais appliquée et les locaux continuent d’être occupés.  Mais le 16 juillet, la violence monte d’un cran, les sympathisants du roi bloquant totalement l’entreprise. Parallélement, le roi prévient le préfet de sa prise de possession de la société et de la mise en cessation des activités de la filiale, du fait du licenciement et de tarifs exorbitants imposés aux consommateurs wallisiens. Le roi entend exploiter l’usine sous un autre nom et par ses propres moyens. Le préfet lui répond que cette décision ne repose aucune base légale.

Wallis et Futuna (Océanie polynésienne)

Collectivité d’outre mer située le plus loin de la métropole française. Le territoire est représenté en métropole par un député et un sénateur.

Archipel administré par trois royaumes : celui d’Uvéa à Wallis, ceux d’Alo et Sigave à Futuna. Chaque roi est détenteur de l’autorité coutumière pour son royaume

L’île de Wallis compte 21 villages répartis en trois districts, celle de Futuna 15 villages


Cette action a privé d’eau et d’électricité une partie de la population dès le 21 juillet. Des techniciens ont pu intervenir sous escorte des forces de  gendarmerie, mais le site est toujours bloqué par une quinzaine de personnes. « Les salariés empruntent une porte discrète pour assurer la maintenance, a commenté Yves Morault, directeur général d’Eau et Electricité de Nouvelle-Calédonie (EEC) et administrateur de la filiale EEWF. On essaie d’assurer notre service public dans des conditions qu’aucune société n’accepterait. »

Des discussions seraient en cours avec le préfet Michel Jeanjean pour tenter de restaurer une situation calme et réfléchir au devenir de l’eau et l’électricité de Wallis et Futuna. Fin juillet, suite à un conseil d’administration extraordinaire, EEC avait pris la décision de suspendre ses contrats avec le territoire, estimant ne plus être en mesure d’assurer ses obligations contractuelles.

 

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