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L'Usine Aéro

Une équipe belge à l'origine de la découverte des sept exoplanètes du système Trappist-1

Léna Corot

Publié le

"La réussite belge d'une petite équipe avec de petits moyens". Emmanuel Jehin, en charge du projet Trappist aux côtés de Michaël Gillon, revient sur la découverte du système Trappist-1 et du projet Speculoos.

Une équipe belge à l'origine de la découverte des sept exoplanètes du système Trappist-1
Une équipe basée en Belgique à la recherche d'exoplanètes potentiellement habitables.
© Nasa - CC

Une petite équipe belge avec des étoiles plein les yeux. A l'origine de la découverte des sept exo-planètes du système Trappist-1, une équipe d'une quinzaine de personnes emmenée par Michaël Gillon, astronome à l'Université de Liège, et un télescope robotisé baptisé Trappist. Trappist comme la bière belge mais aussi acronyme de TRAnsiting Planets and PlanetesImals Small Telescope.

"Ça fait plusieurs années qu'on recherche des exoplanètes autours des étoiles naines rouges ultra-froides", explique Emmanuel Jehin, astronome à l'Université de Liège et co-responsable du projet Trappist. C'est le projet Speculoos, du nom de la spécialité belge et acronyme de Search for habitable Planets EClipsing ULtra-cOOl Stars. Le but de ce projet étant de détecter des exoplanètes potentiellement habitables.

Trappist observe trois exoplanètes en 2016

Emmanuel Jehin explique qu'ils ont dû se remettre en question pour lancer le projet Speculoos. En effet, beaucoup plus froides et petites que le Soleil, ces ultras-naines, proches de la Terre, sont délaissées par les astronomes au profit d'étoiles beaucoup plus lointaines et similaires au Soleil. Eux ont fait le choix inverse. "Ces étoiles ultra-naines sont très nombreuses à proximité de notre système Solaire et sont plus faciles à observer et analyser", justifie Emmanuel Jehin.

Pari gagnant. Leur télescope Trappist observe les trois premières exoplanètes en 2016. Ils obtiennent alors l'aide de la Nasa qui utilise son télescope Spitzer pour observer cet endroit. "Ce télescope va rester en observation continue sur cet espace une vingtaine de jours", détaille l'astronome. "Le support de la Nasa nous a donc aidé à confirmer nos observations précédentes et à comprendre le système Trappist-1".

Spitzer a montré la présence d'au moins sept exoplanètes dans ce système Trappist-1. "Elles sont de type rocheuse et d'un diamètre similaire à celui de la Terre. Trois sont situées en zone habitable, c'est-à-dire qu'on peut trouver de l'eau sous forme liquide si l'atmosphère le permet", explique Emmanuel Jehin.

Les télescopes Hubble et James Webb prennent le relais

Le télescope de la Nasa Hubble va prendre la relève en observant le système Trappist-1. Puis, à partir de 2019, ce sera le tour de son successeur, James Webb Space Telescope, développé par la Nasa et l'ESA. Celui-ci permettra éventuellement de déterminer la composition de l'atmosphère des sept exoplanètes, annonce Emmanuel Jehin.

Concrètement, les astronomes espèrent trouver "les molécules qui présagent de la vie : eau, ozone, méthane et dioxyde de carbone. Si ces quatre molécules sont présentes sur ces exoplanètes, c'est qu'il y a très probablement de la vie", expose Emmanuel Jehin.

Quatre télescopes dans le désert d'Atacama pour Speculoos

Leur télescope Trappist est le prototype d'un projet plus ambitieux, Speculoos. A long terme, c'est quatre télescopes robotisés d'un mètre de diamètre qui vont être implantés dans le désert d'Atacama au Chili. L'équipe belge a déjà obtenu un financement européen de l'ERC (Conseil européen de la recherche) de plus de deux millions d'euros, et les universités de Cambridge et d'Arabie Saoudite vont aussi participer.

"Pendant 10 ans, ces télescopes vont surveiller près de 1 000 étoiles ultra-naines à la recherche d'exoplanètes potentiellement habitables", explique Emmanuel Jehin. Puisqu'ils sont robotisés, ces télescopes ne nécessitent aucune présence sur place, ils sont programmés à distance et les données seront analysées depuis la Belgique. Pourquoi le désert d'Atacama ? Emmanuel Jehin parle d'un ciel quasiment pur, sans pollution atmosphérique ni lumineuse. Avec ce projet Speculoo l'équipe de l'Université de Liège a de quoi nous faire rêver pendant quelques années encore.
 

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