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L'Usine de la Santé

Une colle pour réparer des organes ?

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Des chercheurs français ont trouvé un moyen pour recoller des tissus biologiques ou des gels. Une solution qui peut intéresser la médecine et la chirurgie, mais aussi l’industrie des dispositifs médicaux, voire l’agroalimentaire.

Une colle pour réparer des organes ? © CNRS

Les gels - un liquide piégé dans un réseau moléculaire - et les tissus biologiques ont en commun d’être des matériaux mous et glissants. Difficile, donc, de les assembler par collage. Ce qui serait pourtant très utile, dans certains dispositifs médicaux (pansements, patchs…) notamment. Et plus encore en médecine et chirurgie régénératives : pour recoller la peau ou un organe ayant subi une lésion.

Deux laboratoires de l’ESPCI ParisTech présentent cette semaine, dans la revue Nature, une méthode pour faire adhérer solidement entre eux deux gels ou deux tissus biologiques. Leur technique consiste à étaler une solution de nanoparticules sur les surfaces avant des assembler. Un phénomène d’adsorption des nanoparticules crée en quelques secondes une force d’adhésion entre les parties à coller.

Les chercheurs ont pu montrer que le collage fonctionnait même avec 2 gels différents, et résistait à l’immersion dans l’eau. De plus, les deux parties peuvent être séparées et recollées, sans ajouter d’autres nanoparticules. Pour démontrer que leur méthode était aussi efficace sur des tissus biologiques, ils ont recollé deux morceaux de foie de veau avec une solution de nanoparticules de silice. Le collage peut être réalisé avec d’autres nanoparticules (cristaux de cellulose, nanotubes de carbone…).

Les deux laboratoires impliqués sont le laboratoire Matière molle et chimie (CNRS/ESPCI ParisTech) et le laboratoire Physico-chimie des polymères et milieux dispersés (CNRS/ UPMC/ESPCI ParisTech). Le premier est déjà à l’origine de plusieurs innovations sur les matériaux, comme les élastomères autoréparants (ils se réparent par simple pression), mis au point avec Arkema, et les vitrimères.

Thierry Lucas

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