Une charte pour soutenir le développement des véhicules décarbonés
Par Barbara Leblanc - Publié le
Grande première en ce mardi 6 septembre. Le ministre de l’Industrie, Eric Besson, a réuni à l’occasion d’une table ronde tous les acteurs industriels impliqués dans le développement du véhicule électrique et hybride.
"Constructeurs, équipementiers, électriciens, installateurs ont tous répondu présents, au plus haut niveau, pour illustrer leur volonté de contribuer à une diffusion ambitieuse du véhicule décarboné", assure le ministre. Selon lui, c’est une "étape décisive pour l’histoire de l’industrie automobile", avec une nouvelle génération de voitures qui va révolutionner les usages.
Pour mettre en valeur ce nouveau type de véhicule et cette filière, le ministre insiste sur le respect que les industriels doivent apporter à une charte signée ce matin. Parmi les dix principes importants, les industriels ont par exemple pour engagement "d’être transparents sur la performance et la sécurité des batteries ou d’assurer l’impact environnemental du véhicule".
Le document a été signé par les patrons de Renault (Carlos Ghosn), de PSA Peugeot Citroën (Philippe Varin) ou encore de Mia Electric (Edwin Kohl) à l'issue d'une table ronde avec le ministre. Une réunion qui lui a permis de rappeler le soutien apporté par l'Etat au secteur automobile depuis la crise de 2008. Il a notamment rappeler qu'1,4 million de primes à la casse ont été versées entre 2009 et 2011. Soit une aide de plus d’un milliard d’euros pour renouveler le parc.
A cela s’est ajouté le bonus automobile pour un montant de 2,3 milliards d’euros depuis 2008. Le ministre a aussi insisté sur les opportunités apportées grâce aux investissements d’avenir. Une enveloppe de 750 millions d’euros a été réservée dans ce cadre pour le développement du véhicule du futur. "Cette somme permet de cofinancer des projets de R&D sur des thématiques essentielles : la chaîne de traction électrique et hybride, l’allègement du poids des véhicules, le développement des infrastructures de recharge", précise-t-il. Autant d'appuis que le gouvernement va "poursuivre pour le développement de cette filière".
Le ministre a profité de cette rencontre pour souligner les performances réalisées par les industriels dans leurs programmes électriques et hybrides. "C’est une bonne nouvelle pour notre industrie", a-t-il assuré. Il a par exemple cité le lancement dans quelques semaines du Kangoo zéro émission de Renault ou les livraisons actuelles de la Blue Car de Bolloré.
Le marché mondial du véhicule décarboné est estimé à 4,5 millions d’unités par an d’ici à 2025, selon les chiffres du ministère.
LA CHARTE DES INDUSTRIELS EN FAVEUR DU VEHICULE ELECTRIQUE ET HYBRIDE
1 réaction
moustique | 07/09/2011 - 13H14
La lettre d'intention est relativement "facile", notamment à son engagement n°10, où l'on se contente de mettre en place la filière de recyclage des batteries. Nulle part n'est abordé la nocivité, la "carbonisation" durant la fabrication du véhicule "décarboné". En d'autres termes, et alors qu'on aurait pu espérer une véritable avancée sur la maîtrise de l'impact environnemental de la "voiture", il s'avère que le seul point qui focalise est "pas de CO2 lors de l'utilisation" et "recyclage des batteries". Sur le cycle de vie du produit, c'est un peu restreint : il manque entre autre : production d'acier et autres métaux, chimie des batteries, chimie des peintures, chimie des plastiques, provenance de l'énergie électrique de rechargement (nucléaire_pollution pour des milliers d'années ; fossile_C02)...
La "décarbonisation" de la voiture est surtout un concept et une faible réalité.

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