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Une année riche en mouvements pour Limagrain

Par Patrick Déniel - Publié le
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Limagrain
© D.R. - Limagrain

Ventes en hausse, développements à international, nouveau président… le groupe coopératif auvergnat Limagrain a connu une année 2011 pleine de changements.

"Le meilleur jamais réalisé par le groupe !", voici comment Daniel Chéron, directeur de Limagrain, qualifie le résultat net de 92 millions d’euros de son entreprise. Un résultat net assorti d’un chiffres d’affaires en hausse de 11,6% à 1,555 milliards d’euros sur l’exercice 2010-2011, clos en juin).

Le groupe a réalisé une bonne année en Europe et aux Etats-Unis sur le secteur des semences de grandes cultures (maïs et blé) avec un chiffre d’affaires de 595 millions d’euros, en hausse de 14 %). Sur le marché des semences potagères, Limagrain voit également ses ventes progresser de 8 % à 510 millions d’euros : "Comme le marché progresse de 5 à 6 %, cela veut dire que nous gagnons des parts de marché", estime Daniel Chéron. Sur les produits de jardin destinés aux particuliers (82 millions d’euros), les ventes sont en recul mais la rentabilité s’améliore, selon le groupe.

L’activité boulangerie pâtisserie (184 millions d’euros) ne contient pour l’instant que les ventes de Jacquet : le groupe Brossard, racheté en cours d’année, ne sera consolidé que dans le prochain exercice. Les ventes sont en hausse de 5 %, essentiellement grâce à la hausse des volumes, des hausses de prix interviendront dans le courant de cette année, a indiqué le directeur de la coopérative.

L’activité ingrédients céréaliers est la plus dynamique (+27 %) à 75 millions d’euros, notamment pour moitié grâce à un effet prix sur la matière première, et pour l’autre moitié à un effet volumes.

Une nouvelle join-venture

A l’international, Limagrain a effectué deux opérations au Brésil dans le courant de l’année afin d’y développer ses ventes de semences de maïs. D’une part avec le groupe Guerra, d’autre part avec le groupe Brasmilho. "Limagrain était présent il y a une vingtaine d’années au Brésil, mais s’en était retiré, précise Daniel Chéron. Avec 13,5 millions d’hectares, c’est un marché incontournable pour le maïs. Nous visons 10 % du marché des semences d’ici cinq à dix ans".

Par ailleurs Limagrain s’est désengagé de sa joint venture en Chine avec Longping High Tech (LPHT) : "Le gouvernement chinois a décidé de reprendre en main son secteur semencier et veut faire de cette entreprise une des piliers du secteur", confirme le directeur de Limagrain. Le groupe coopératif auvergnat, qui a réalisé une plus-value de 29 millions d’euros sur cette cession, vise à monter une nouvelle JV dans le courant de l’année, qui serait essentiellement tournée vers le marché du maïs et le blé, alors que LPHT était surtout positionné sur le riz.

Enfin, le groupe, qui a porté son investissement R&D à 157 millions d’euros (soit 14 % de son chiffre d’affaires), a annoncé la mise en place d’une joint-venture à 50-50 avec son partenaire allemand KWS afin de mutualiser leur recherche sur les organismes génétiquement modifiés (OGM).

Et comme pour clore cette année riche en mouvements, Limagrain vient de changer de président : après 19 ans passés à la tête du groupe, Pierre Pagesse laisse sa place à Jean-Yves Foucault, éleveur d’ovins et producteurs de céréales à Bergonne (Puy-de-Dôme).

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